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Full text of "La survivance (1965-09-01)"

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Le R.P. Jean Patoine, o.mi, a été 
élu membre du Comité exéentif 
de 'ACELF lors du récent con- 
grès de cette association tenu à 
Halifax. Au nouvel élu, La Sur- 
vivance offre ses sincères féli. 
citations. 


Obediences 
chez les Oblats 


de la province d’Alberta-Saskatcheivan 


Le TRP. Georges-Marie Latour, 
omi., provincial des Missionnaires 
Oblats de Marie Immaculée de la pro- 
vince oblate d’Alberta-Saskatchewan, 
communique les obédiences suivantes 
données dernièrement, après approba- 
tion des autorités diocésaines concer- 
nées: 


RP. Georges Lavoie, curé à Cochin, 
Saskatchewan. 


R.P. Vincent Goldstein, vicaire à North 
Battleford, Sasktachewan 


RP. Roger Hébert, vicaire à Maillard- 
ville, B.C. 


RP. Colin Lévangie, vicaire à St-Al- 
bert. 


RP. Jean Gariépy, vicaire à Bonny- 
ville. 


RP. Marvin Fox, vicaire à Brocket, 
Alta. 


R.P. Clément Frappier, vicaire à Card- 
ston, (Ste-Marie et missions). 


R.P. feseph Couture, professeur au 
Collège Saint-Jean, Edmonton. 


R.P. Alfred Groleau, au Collège (étu- 
des à l’Université). 


R.P. Aïphonse Gaudet, prédicateur, 
maison St-Joachim, Edmonton 


R.P. Louis Morin, prédicateur, maison 
de retraites, St-Albert 


RP. Jacques Joly, prédicateur, maison 
de retraites, St-Albert 


RP. Jean Lessard, à St-Albert (pres- 
bytère). 


RP. Maurice McMahon, à l’école Crow- 
foot de Cluny. et missionnaire chez les 
Sarcis. 


RP. Guy Voisin, nommé responsable 
de l'Education indienne au sein de la 
Commission Oblate des Oeuvres in- 
diennes et esquimaudes à Ottawa. 


RP. Albert Campagna, assistant du 
Maître des novices au Noviciat oblat 
du Sacré-Coeur à Lebret, Sask. 


R.P. Clément Tourigny, cesse d'être 
rédacteur de La Survivance et con- 
tinue d’être vicaire à la paroisse St- 
Joachim d’Edmonton. 


Prix du couvert: $8.00 


£a Survivanc 


€ 


Organe officiel des Associations françaises de l'Alberta et de la Colombie 
(A.C.F.A. — F.C.F.C.) 


VOLUME XXXVIT E 


DMONTON, ALBERTA MERCREDI LE ler SEPTEMBRE 1965 


No 42 


Privilégiée, 


Edmonton recevait les deux principaux chefs politiques du pays 


“ Nos visiteurs de la fin de semaine ” 


Le problème le plus important de l'heure 


selon M. Pearson 


“IL nous faut l'unité au pays” 


Prenant la parole lors d’un banquet organisé en son honneur 
par le Century Club d'Edmonton, M. Pearson a fait la revue du tra- 


vail accompli par son 


gouvernement depuis son arrivée au pouvoir. 


eux qui avaient espéré que le premier ministre profiterait de cette 
Occasion pour faire la nomination de sénateurs où du prochain lieu- 
tenant-gouverneur ont été quelque peu désappointés. Î1 n’a pas non 
plus annoncé de prochaines élections même si, à un moment donné, 
il a mentionné le mot “prochaines” ; il s’est d’ailleurs resaisi aussitôt 
pour dire “future”& D’aucuns pensent toutefois qu'un scrutin sera 
tenu à l’automne, probablement le 8 novembre. 


Il y a maintenant 28 mois que nou: 
avons été portés au pouvoir, a rappelé 
M. Pearson. Nous croyons que durant 
cette période beaucoup de travail a 
été accompli malgré toutes les difficul- 
tés, malgré notre position minoritaire, 
malgré les situations difficiles qui se 
sont développées. Nous avons présenté 
plutôt les faits: 
des projets de lois très importants, voi- 
re spectaculaires, dans les domaines lé- 
gislatifs et économiques. Plusieurs de 
ces lois constituaient des problèmes i- 
gnorés ou laissés en suspens par les 
gouvernements antérieurs depuis de 
nombreuses générations. Mais voyons 

Depuis 1963, nous connaissons une 
expansion économique impressionnan- 
te et soutenue. Le produit national brut 
a augmenté de 17.8%: les revenus de la 
classe ouvrière ont augmenté de 9.1% 
et le nombre de nouveaux emplois s’est 
chiffré à 556,000 comparativement à 
une augmentation de 478,000 de la for- 
ce ouvrière, Cela à considérablement 
aidé à la diminution du chômage de 
5.8% qu'il était à 4.3% pour le second 
trimestre de cette année, 

La production industrielle a aug- 
menté de 17.2%; la construction de 
résidences de 17.5% par année. 

Après avoir donné d’autres chiffres 
comparatifs de 1963 à maintenant il 
poursuit en affirmant que la nouvelle 
vente de blé contribuera à la bonne 
situation de ‘notre économie. 

Le leadership 


M. Pearson expose ensuite sa con- 
ception du leadership. “C'est, dit-il, 
une prise de position et une poursuite 
du but. C’est la persuasion de person- 
nes à travailler pour et avec vous dans 
la poursuite du but recherché, co-ordon- 
nant et dirigeant l’ensemble tout en 
obtenant le maximum de leurs possi- 
bilités. C’est surtout garder la morale 
et l'unité du parti tout en demeurant 
toujours à l'avant, jamais à l'arrière. 
Mais jamais trop à l’avant pour perdre 
contact avec les autres. Le leadership 
est fait de bonne volonté, de coopéra- 
tion et jamais de démagogie. Il est cons- 
tructif et non destructif, 

Durant ces 28 mois de pouvoir nous 
avons connu des déboires et commis 
des erreurs; mais nous croyons avoir 
aussi accompli de très bonnes choses. 
Laissez-moi vous en énumérer quel- 


ques-unes. 

Le projet de drapeau, laissé en plan 
par tous les gouvernements antérieurs. 
Aujourd’hui notre drapeau flotte dans 
tous les pays, témoin de notre présence. 


OYEZz! OYEZ! 


Le Plan de Pension canadien. Depuis 
longtemps les Canadiens rêvaient d'un 
plan de pension adéquat qui pourrait 
être adapté de province en province . . 
Nous avons réussi à mettre cela en 
marche quand tous Jes autres gouverne- 
ments antérieurs ont échoué. 


Les pensions de vieillesse que nous 
avons augmentées à $75 tout en dimi- 
nuant l’âge d'admission à 65 dès 1970. 

Ï y à encore l'intégration des ser- 
vices des forces armées; l’adoption d’un 
nouveau Code du Travail, la redistri- 
bution de la carte électorale faite par 
un comité neutre et non-partisan. 


Nous avons aidé d'industrie de la 
construction au moyen du bonus de 
$500. pour les travaux d’hiver; nous 
avons aidé au relèvement économique 
des régions sous-développées, créant 
de nouvelles industries — petites et 
grandes — qui ont également aidé au 
chômage. 

Nous avons aidé les fermiers en amé- 
liorant le crédit agricole, en facilitant 
l'achat de machinerie et en aidant da- 
vantage l’assurance-récolte. 


Nous avons procédé à la réforme des 
procédures parlementaires; travail dont 
on connaisait l'urgence mais dont au- 
cun gouvernement ne s'était vraiment 
occupé. 


Nous avons progressé dans l’établis- 
sement d’un nouveau système de fédé- 
ralisme coopératif, 


Il y aurait beaucoup encore à dire. 
Est-ce là l'oeuvre d’un gouvernement 
timide et craintif comme certains l'ont 
laissé entendre? 


Nous avons beaucoup fait, croyons- 
nous, et nous savons qu'il y a encore 
beaucoup à faire. Et nous le ferons. 

Il y a encore le problème que nous 
jugeons être le plus sérieux et le plus 
urgent de tous: l'unité. Sauf le problème 
principale préoccupation. Nous vou- 
lons que les Canadiens d’origine fran- 
çaise tout aussi bien que d’origine an- 
glaise soient unis et vivent en harmo- 
nie. Nous voulons aussi que les Ca- 
nadiens d’autres origines qui sont ve- 
nus, à la suite des deux races fonda- 
trices, nous aider à faire de notre pays 
un beau et grand pays soient également 
chez eux, ici au Canada. 


Il nous faut travailler tous ensemble, 
pour que tous soient des citoyens de 
“lère classe” au Canada. Là réside 
la base de l'unité au pays, là aussi ré- 
side la destinée future de notre Cana- 
da. 


OYEZ! 


L'Association Canadienne Française 
de l'Alberta 


invite tous les Franco-Albertains 


à assister au petit déjeuner 


qui sera offert à 


l'Honorable et Mme Jean Lesage 
premier ministre de la province de Québec 


mercredi, le vingt-neuf septembre 


mil neuf cent soixante-cinq 


à huit heures de l'avant-midi 


en la grande salle de bal 
de l'hôtel Macdonald 


à Edmonton 


Les dames sont invitées 


LAURE RULAEALRELALES 
* ALERTÉ UE 
ALIEARALERARS 


Procuree-vous vos billets AVANT le 26 septembre 


‘au Secrétariat de V’'A.C.F.A.; 


à la Librairie Schola 


à l'Imprimerie La Survivance; 


Les commandes par la poste doivent être adressées au 


Fr. 


Secrétariat de l'A.C.F.A., 
10008 - 109e rue, 
Edmonton, Alberta 


, 


À sa conférence de presse, 
M. Diefenbaker déclare 


“Chance égale à tous” 


De passage à Edmonton en fin de semaine, le chef de l’opposi- 
tion à Ottawa, M. John G. Diefenbaker a tenu une conférence de 
presse dont nous donnons quelques extraits. Invités de la Fédération 
ukrainienne canadienne, il devait prononcer un discours lors de 
manifestations populaires tenues à Elk Island, dimanche après-midi. 
Par suite du mauvais temps, la fête se déroula dans Ja salle de la 


cathédrale ukrainienne St. John's. 


Selon M. Diefenbaker, la récente 
tournée du premier ministre M. Pear- 
son en Colombie et en Alberta n° ura 
rien changé à Fattitude des provinces 
de l'ouest vis-à-vis la politique du par- 
ti dibéral. Advenant une prochaine é- 
lection, les libéraux, selon lui, seraient 
incapables de faire des gains dans 
l'ouest, 


De sa propre tournée au Québec, 
il se dit très satisfait et confiant. Il af- 
firme n'avoir pas été du tout surpris de 
l'accueil chaleureux qui lui fut ré- 
servé. Il rappelle que s’il n’a visité 
que des comtés ruraux, c’est qu’il croit 
que les fermiers de l’est, plus particu- 
lièrement ceux du Québec et de Y'Ont., 
ont été les plus oubliés du. gouverne- 
ment. À leur égard, le chef de l’opposi- 
tion a établi une politique devant les 
aider, à commencer par le relèvement de 
l'industrie laitière. 


Opportunités égales 


C'est un principe qui lui est cher, 
rappelle-t-il, de fournir des opportu- 
nités égales à tous les Canadiens, où 
qu’ils se trouvent et quoi qu’ils fassent. 
Cela a été, poursuit M. Diefenbaker 
une des causes principales de la frus- 
tration du Québec. 


li préconise le plus tôt possible l’ins- 
tauration d’un système de déduction de 
l'Impêt personnel des taxes payées aux 
municipalités par les propriétaires. Ce- 
la aurait pour effet, at-il dit d’encou- 
rager les jeunes couples. 


À une question lui demandant ce 
qu’il préconisait. pour fêter le mieux 
le prochain centenaire de la Confédé- 


+ 


ration, en 1967, M. Diefenbaker a ré- 
pondu qu’un programme de vulgarisa- 
tion, de notre histoire nationale, et de 
nos pionniers, Jui semblait être Ja meil- 
leure idée, 


Au sujet de la redistribution électo- 
rale, il est entièrement d’accord avec le 
gouvernement et satisfait du travail de 
la commission neutre mais souhaite 
qu'une élection ne soit tenue qu'après 
la mise en application de la nouvelle 
carte. 


Du Viet-Nam, il dit qu'il est pra- 
tiquement impensable maintenant que 
les Etats-Unis se retirent, laissant ain- 
si le champ libre aux communistes, Ce- 
la voudrait dire, poursuit-il, la perte 
totale de l’Asie du sud-est aux mains 
des régimes totalitaires. Mais il faut 
poursuivre les efforts en vue d'amener 
les parties en cause à la table des né- 
gociations. 


En réponse à M. Manning qui lui a- 
vait reproché de ne s’être pas pronon- 
cé sur le programme d’assurance mé- 
dicale (Medicare) du gouvernement, 
il affirme qu'il voulait d’abord appro- 
fondir davantage la question. De toute 
façon, dit-il, M. Thompson qui est un 
ami intime du premier ministre de J’AJ- 
berta s’est bien gardé lui-même de faire 
des déclarations. Il croit qu'un systè- 
me d'assurance médicale est nécessaire 
mais que l’on devrait d’abord accorder 
la priorité à l'éducation universitaire. 

En terminant, M. Diefenbaker réaf- 
firme que le gouvernement, même s’il a 
présenté quelques bons projets de loi, 
est instable, incertain et prêt à reculer 
au moindre revers qui se présente. 


Lors du banquet en son honneur 


organisé par le Conseil La Vérendrye 


Message de Son Exc. 
Mer Anthony Jordan, o.m.i. 


Mgr Anthony Jordan, o.mi., archevêque d'Edmonton, a profité 
de l’occasion que lui avait fournie le Conseil La Vérendrye des Che- 
valiers de Colomb pour lancer aux fidèles de son archidiocèse, plus 
particulièrement aux Chevaliers, un message avant son départ pour 
Rome où se tiendra la quatrième et, probablement, dernière session 


du Concile. 


Voici le texte de l’allocution qu’a prononcé Mgr Jordan: 


“Je suis touché de la délicate atten- 
tion que mes frères chevaliers ont ma- 
nifesté à mon égard en organisant cette 
fête tout intime et fraternelle à l’occa- 
sion de mon départ pour Rome où je 
dois participer à la quatrième session 
du Concile du Vatican II. 

Exprimer ma profonde gratitude à 
tous ceux qui ont pris part à d'organi- 
sation de cette fête est présentement 
mon voeu le plus cher. 

L’invitation faite à son honneur le 
maire Dantzer de se joindre à nous té- 
moigne de votre complaisance, de même 
que la présence de nombreux chevaliers 
des autres Conseiïls de notre Ordre ma- 
nifeste votre charité fraternelle. 

Un tel geste est un témoignage élo- 
quent de cette noblesse chrétienne que 
notre Ordre, de par ses principes et 
coutumes, cherche par-dessus tout à dé- 
velopper chez -ses membres. 

Il est plus que probable que la pro- 
chaine session du Concile sera da der- 
nière. Elle s'ouvre sous le signe de la 
charité pratique et promet d’être im- 
portante, principalement à cause de 


Bourse d’études 


L'Université Laval offre une 
Bourse complète d’études à 
tout. jeune Franco-Aïlbertain, 
garçon ou fille, qui désire sui- 
vre un Cours à cette Universi- 
té durant l’année 1965-66. 


Tout jeune qui désire béné- 
ficier de cette Bourse doit s’a- 
dresser dans le plus bref délai 
possible au: 

Secrétaire de l’A.C.F.A. 

10008 - 109e.rue, 

Edmonton, 
Tél.: 422-2736". 


son Schèma 13 qui est maintenant gé- 
néralement bien connu. Ce schéma 
couvre beaucoup de terrain; il est inti- 
tulé “T£Eglise et le Monde Moderne”. Le 
titre lui-même souligne les intérêts de 
TEglise en tout ce qui concerne l’hom- 
me et notre temps. Voilà pourquoi nous 
allons entendre parler de la faim dans 
le monde, des injustices économiques 
et sociales, de l’explosion de la popu- 
lation mondiale, du contrôle des naïis- 
sances, de lathéisme et de tous ces 
maux que l’homme inflige à son sem- 
blable par égoisme ou insouciance. 

Par aïlleurs, le Concile ne prétend pas 
solutionner tous les problèmes qui oc- 
cupent l'attention des individus les 
mieux disposés de chaque pays. Mais 
par le Concile, notre mère la sainte 
Eglise exprime premièrement sa pro- 
fonde sympathie aux millions de person- 
nes qui souffrent et qui ont faim, qui vi- 
vent dans la terreur d’une autre guerre 
mondiale. En un mot l'Eglise, comme 
son fondateur Jésus-Christ, a compas- 
sion de la multitude. L'Eglise rappelle 
à l'humanité les enseignements du 
Christ afin que l'Evangile de la Cha- 
rité se réalise dans les âmes de notre 
temps et Jes aide à étudier leurs pro- 
blèmes modernes, à cette lumière, 

Mais cette entreprise est si vaste et 
de si grande importance pour la paix 
et le bonheur de l'humanité que les dé- 
libérations des évêques catholiques au 
Concile devraient être soutenues par 
les prières et sacrifices de tous les Ca- 
tholiques, de tous ceux qui ont la plus 
minime compréhension de l'Eglise Com- 
munautaire qui devrait animer tout 
sincère adhérant au Christ, 

C’est pourquoi je me permets de vous 
donner cette directive: 

1) soit de participer à la messe une 
fois par semaine, en outre des diman- 
ches, aux intentions des évêques, ou 

2) si cela vous est impossible, de ré- 
citer aussi fréquemment que possible 
le rosaire en famille à ces mêmes inten- 
tions.” 


Le Conseil La Vérendrye .. À 
rend hommage à Mgr Jordan 


Succès de la fête organisée par 
les Chevaliers de Colomb 


Plus de deux cents personnes avaient répondu à l'invitation du 
Grand Chevalier, M. Paul Doucet, et c’est dans une atmosphère de 
franche cordialité que se déroula le banquet en l’honneur de Mgr 
Jordan. Tout le programme avait été bien pensé et non moins bien 
organisé ; les organisateurs méritent nos plus sincères félicitations. 


La fête commença par la célébration 
de Ja messe à St-Joachim. C'est Mgr 
Jordan lui-même qui célébra, assisté 
du RP. Gcorges-M. Latour, o.m.i., pro- 
vincial des Oblats. C’est le R.P. Jules 
Bideau, o.m.i., qui prononça l'homélie. 

Le banquet suivit à l'hôtel Mayfair. 

Avaient pris place à la table d’hon- 
neur: Mgr Anthony Jordan, o.m.i.; Mgr 
Roméo Ketchen, curé de l’Immaculée- 
Conception; les Révérends Pères Geor- 
ges-Marie Latour, o.m.i., provincial des 
Oblats, Georges Chevrier, o.m.i., curé de 
St-Joachim et aumônier du Conseil La 
Vérendrye, et Jules Bideau, ancien au- 
mônier et doyen du Conseil avec 56 ans 
de chevalerie; M. le juge et Mme An- 
dré Déchène; M. Marcel Lambert, 
m.p.; M. et Mme Vince Dantzer, maire 
d'Edmonton; M. et Mme Dale Miller, 
député d'Etat pour l'Aiberta; Mlle 
Dorothy Phillips directrice du Marian 
Centre et “Citoyenne de l’année”; M. 
et Mme Paul Doucet. 

Avant que ne débutent les allocutions 
les organisateurs avaient eu la bonne 
idée d'inclure un court récital de chant 
par les frères Lucien et Maurice Lo- 
rieau. Ils étaient accompagnés au pia- 
no par Mme Baker, 

Les allocutions furent nombreuses, 
toutes plus enjouées les unes que les 
autres. Il nous est impossible d’en don- 
ner le texte intégral mais nous avons 
résumé pour vous le petit discours de 
chacun. 

M. Paul Doucet 

Rappelant les buts de la fête, le 
Grand Chevalier a fait remarquer qu’il 
s'agissait de rendre hommage à notre 
évêque, de lui témoigner l'attachement 
de ses fidèles, leur collaboration et 
leur unité. C'est là d'ailleurs, a-t-il sou- 
ligné l'un des buts primordiaux des 
Chevaliers de Colomb. M. Doucet a, 
de plus, souligné la coineidence de 
deux anniversaires prochains de Mer 
Jordan. Il y aura en effet vingt ans très 
bientôt qu’il fut sacré évêque et dix ans 
qu'il fut nommé coadjuteur de Mgr 
McDonald, alors archevêque d’Ed- 
monton, De plus, à la veille de son dé- 
part pour Rome, les Chevaliers avaient 
tenu à souhaiter “bon voyage” à leur 
pasteur de façon particulière, 

M. Vince Dantzer 

Au nom de Ia ville, le maire souhai- 
tait également bon voyage à Monsei- 
gneur, Il rappela la participation et 
l'importance de l'Eglise au sein de la 
cité. Si dans notre ville il fait bon vivre 
et travailler, la population catholique 
y est pour quelque chose et partant, 
le chef spirituel, par son travail inlas- 
sable, contribue au bien-être de toute 
la communauté. 

M. Marcel Lambert 

M. Lambert s’est réjoui d’avoir été 
le parrain de Mgr Jordan dans son ad- 
mission chez les Chevaliers; il a de plus 
fait remarquer qu'à titre d’évêque, le 
nouveau venu avait pu “sauter” trois de- 
grés, devenant dès son admission Che- 
valier au quatrième degré! M. Lambert 


(Suite à la page 8) 


Notre système d'Assurance générale 


L’A.C.F.A. vous aide. 
aidez l’A.C.F.A. 


Depuis plusieurs années, l'Association Canadienne-fran- 
çaise de l'Alberta cherche des moyens-de financer ses nom- 
breuses activités, sans toujours faire appel à la générosité 
de ses membres. L'idée était de découvrir des services dont 
les surplus alimenteraient la Caisse de l'Association. C’est 
ainsi qu’en 1960 elle a lancé son Service de Sécurité familiale. 
Depuis elle a organisé un service d'abonnements aux revues 
et magazines, connu sous le nom de A.C.F.A. — Périodiques. 
En janvier 1966, elle publiera la troisième édition de son 


Almanach Franco-Aïlbertain. 


Depuis un peu plus d’un an, les dirigeants de notre 
Association étudient un projet d'Assurance générale qui, 
en plus d’aider financièrement l’A.C.F.A., aurait l'avantage 
de canaliser les primes d'Assurance de nos compatriotes 
franco-albertains vers une compagnie canadienne-française. 

Le comité chargé d’étudier ce projet s’est mis en rela- 
tions avec La Sécurité, Compagnie d’Assurances Générales 
du Canada. Fondée avec du capital venu de France, cette 
compagnie a été achetée par le Mouvement Desjardins. Dès 
les débuts des pourparlers, La Sécurité s’est montrée très 
sympathique au projet et le mois dernier, une entente a été 


signée, 


Aux termes de cette entente, le Comité d'Assurance de 
l'A.C.F.A. devient l’agent général provincial de La Sécu- 
rité, en Alberta. Cependant, comme l’A.C.F.A. n’a pas le per- 
sonne] expérimenté que nécessite une agence générale, elle 
confie ce travail à la maison Smeltzer Insurance Limited, 
dont elle reçoit une partie de la commission. Et c’est ce pour- 
centage qui sera versé à la Caisse de l'A.C.F A. | 

Cela ne veut pas dire évidemment que pour aider leur 
Association, nos compatriotes doivent faire affaire avec 
Smeltzer. Tout au contraire. Ils doivent continuer à confier 
leurs assurances à l’agent de leur choix. Tout ce qu’ils ont à 
faire c’est de demander à leur agent de bien vouloir confier 
la protection de leurs biens à La Sécurité, par l'entremise de 


Smeltzer. | 
Disons immédiatement que: 


1) La Sécurité est une “Board Company”. 

2) Ses primes d'assurance sont fixées aux mêmes taux 
que toute autre “Board Company”. 

8) L'agent local recevra la même commission que celle 
qui lui est accordée par n'importe quelle autre Com- 


pagnie. 


De plus, signalons que La Sécurité couvre tout genre 
d'assurances, sauf la vie et la grêle. Donc: le feu, le vol, les 
accidents d'automobile, la responsabilité publique, ete . .. 

Nul doute que nos compatriotes voudront profiter de 
cette occasion excessivement facile, d'aider financièrement 
leur Association : sans qu’il leur en coûte un seul sou de plus, 
ils recevront la même protection. Tout ce qu’ils ont à faire, 
c’est de dire à leur agent d'assurance: “Je désire que mes 
assurances soient confiées à La Sécurité”. 


* à A: B ne a 


R.P. d. Habay, o.m.i. 


À 5 h am., mardi. le R.P. Joseph 
Habay rendait sa belle âme à Dieu, 
après plusieurs mois d’hospitalisation 
à l'hôpital St-Joseph d’Edmonton. Il 
avait célébré le 9 août dernier son qua- 
tre-vingt-dixième anniversaire de nais- 
sance, étant né à Tarbes, Hautes Pyré- 
nées, en 1875. 

Fils de Léon Habay et de Josephine 
Noël, il était le deuxième d’une famille 
de douze enfants. Après ses études clas- 
siques, il entrait au Noviciat des Oblats 
à Angers le 9 août 1895 et il prononçait 
ses voeux perpétuels, trois ans plus 
tard, à Liège où il fit ses études phi- 
losophiques et théologiques. Ordonné 
prêtre le 13 juillet 1902, également à 
Liège, il recevait son obédience pour 
ce qui était alors le Vicariat d’Atha- 
basca, le 13 juillet 1903. 

Durant les 62 années que le P. Habay 
passa dans Grouard, il fut successive- 
ment missionnaire, principale d'écoles 
indiennes et supérieur, 

Au cours de sa longue carrière, tout 
entière consacrée au service des In- 
diens, le P. Habay à construit la pre- 
mière chapelle à Hay Lake, les égli- 
ses de Keg River et Eleské, la résidence 
et l’église du Lac Esturgeon, l'abri St- 
Joseph, à la Pointe Shaw, pour la mis- 
sion de Grouard et il a collaboré avec 
le regretté P. Gérard Forcade à l’éta- 
blissement d’une coopérative pour in- 
diens et métis à Grouard. 

La confiance que mirent ses supé- 
rieurs dans son expérience et son ha- 
bileté a fait qu'il fut nommé Vicaire 
délégué par S. Exec. Mgr Ubald Lan- 
glois et qu'il le demeura jusqu'à sa 
dernière maladie. 

La Survivance présente ses sincères 
sympathies à Son Exe. Mgr Henri Rou- 
thier, vicaire apostolique de Grouard, 
ainsi qu'au R.P. Jean Marsan, o.mii, 
provincial. 


Page 2 


“La solidarité internationale dans 
la répartition du produit du travail” 


En ce premier lundi de septembre, on 
célèbre le travail. Partout, au pays, on 
rappelle la grandeur de l'activité Iabo- 
rieuse, on met en lumière les divers as- 
pects de cette fonction qui tient une si 
grande place dans la vie de l’homme. 
On réfléchit aussi sur ses implications 
tant économiques et politiques que spi- 
rituelles et morales. 

Nous voudrions proposer, à l’occa- 
sion de la Fête du Travail 1965, quel- 
ques réflexions sur un point d’une par- 
ticulière actualité: la solidarité inter- 
nationale dans la répartition des ri- 
chesses que produit le travail. 

Le travail est destiné à mettre au ser- 
vice de tous les hommes les ressources 
de l'univers entier: il a réussi jusqu’à 
présent à satisfaire les besoins d’une 
minorité d’humains seulement. Le tra- 
vail est voulu par le Créateur comme 
un facteur d’unité: le fait que des hom- 
mes en ont réparti injustement le pro- 
duit a coupé le monde en deux catégo- 
ries: les nantis et les affamés. Pour- 
quoi une telle situation, ferment de 
division et de discorde? 

Les deux dernières encycliques du 
regretté Jean XXII, les préoccupations 
conciliaires, l’appel de Paul VI à Bom- 
bay, la proclamation de 1965 comme 
“Année de Coopération internationale” 
par l’Assemblée générale des Nations- 
Unies invitent notre regard et notre 
pensée à considérer plus attentivement 
Vangoissant problème de la faim dans 
le monde; à nous demander aussi tous 
ensemble comment nous pouvons ren- 
dre plus efficace notre aide aux affa- 
més. 

Situation de fait 

Pour faire voir combien tragique peut 
être l’inégale répartition des richesses 
produites par le travail, les exemples 
ne manquent pas: ils mettent en singu- 
lier relief les besoins d’une partie net- 
tement défavorisée de l'Humanité. 

Ainsi, en 1965, la mort de millions 
de personnes provient directement ou 
indirectement de la malnutrition et de 
la faim, plus de la moitié de Y'Humani- 
té ne mange pas convenablement et le 
mal semble s’aggraver sans cesse; la 
distance entre niveaux de dépense des 
peuples les moins développés et ni- 
veaux de dépense des peuples les plus 
développés que l’on peut actuellement 
estimer par habitant de 1 à 40 pourrait 
bien devenir de 1 à 100, accentuant 
l'écart entre privilégiés et non-privilé- 
giés; au 20e siècle un enfant sur 
trois voit le jour sans avoir aucune chan- 
ce de mener une existence normale: 
l'espérance de vie à la naissance varie 
du simple au double selon le degré de 
développement économique du pays, 
ete . .. (1) 

Est-il concevable que nous ayons sur 
la conscience un milliard et demi d’af- 
famés et que nous ne réagissions pas 
plus fortement? Si le problème est ter- 
rible, n'est-elle pas aussi terrible l’in- 
différence de tant d’humains et de tant 
de chrétiens qui calment tranquillement 
Jeur conscience alors que des popula- 
tions entières se débattent dans la mi- 
sère? 

Principes 

Quelques principes particulièrement 
importants doivent inspirer les efforts 
de tous les hommes de bonne volonté 
sur ce plan, 

Le premier est celui de l’unité fon- 
damentale de Ja famille humaine. Qui 
que nous soyons, sans distinction de 
race, de langue, de religion, de sexe, 
quelle que soit la latitude sous laquelle 
nous ayons vu le jour, nous sommes 
tous frères, appelés au même destin en 
ce monde et dans l’autre. Issu d’un mê- 
me Père, ayant la même nature, ra- 
chetés par le même Sauveur, tous les 
hommes ont les mêmes droits parmi les- 
quels le droit à Ja vie et à une honnête 
subsistance. Dans cette unique et gran- 
de famille, la souffrance des uns doit 
être ressentie par les autres et apaisée 
par ceux qui ont les moyens de le faire. 

Les ressources économiques doivent 
être administrées et réparties pour ser- 
vir au bien de toute la communauté hu- 
maine et non à l'intérêt de quelques- 
uns: l’'égoisme collectif comme l’égois- 
me individuel doit être surmonté. 

“Dieu n’a pas créé les hommes en- 

nemis mais frères. Il leur a donné la 

terre à cultiver par leur travail et 
leurs efforts, pour que tous puissent 
jouir de ses fruits, et en tirer ce qui 
est nécessaire à leur alimentation et 

à leurs besoins”, (2) 

Les biens ont donc une destina- 
tion universelle et ceux qui en ont la 
propriété — hommes comme pays — 
doivent savoir que cette propriété est 
grevée d’une dette envers tous les hom- 
mes. Nul n’a le droit de laisser son 
frère dans le besoin et si l’on peut dé- 
terminer, dans un pays, un minimum 
décent de 1a part de chacun aux ressour- 
ces, une semblable mesure doit exister 
au niveau du genre humain. 

Le respect des droits imprescripti- 
bles de la personné humaine et la des- 


LA SURVIVANCE 


tination universelle des biens entrai- 
nent, comme conséquence, la nécessi- 
té d'appliquer la justice distributive 
entre les peuples, ce qui ne peut être 
obtenu que par un effort organisé. 

Il y a une sérieuse obligation de 
justice a partager nos biens avec ceux 
qui ont faim. Trop longtemps, l’aide 
apportée aux pays en voie de dévelop- 
pement a été considérée comme un 
acte de bonté, de générosité et non 
comme une exigence de justice. La 
méconnaissance de la portée de cette 
obligation est peut-être due au fait que 
les hommes ont pris bien tard conscien- 
ce d’un bien commun universel, Il est 
clair aujourd‘hui qu’un pays qui r’aide- 
rait pas les pays en voie de développe- 
ment et cela, non d’une façon mesquine 
mais dans la mesure de ses possibilités, 
manquerait, et gravement, au devoir de 
la justice sociale internationale, Cette 
obligation devient d'autant plus im- 
périeuse que le groupe social ou na- 
tional dispose de plus de ressources et 
que certains pays sont aux prises avec 
des besoins plus pressants. 

Nous raisonnons souvent en termes 
de dons aux pays en voie de dévelop- 
pement; c'est beaucoup plus l'esprit de 


‘la loi de l'échange qui devrait prédo- 


miner: Jes pays qui aujourd’hui récla- 
ment notre aide matérielle abritent, 
pour la plupart, des nations de haute ci- 
vilisation qui, au cours des siècles, ont 
enrichi le patrimoine culturel et spiri- 
tuel de l'Humanité, 

De ces civilisations, de ses cultures, 
nous avons tous reçu et nous continuons 
à profiter encore du fruit de leur pen- 
sée: ces valeurs extra-économiques va- 
lent bien — et au-delà — la part de 
richesses matérielles dont nous consen- 
tons à nous départir, 

Devant une telle situation de mau- 
vaise répartition des richesses et des 
maux qu’elle engendre, spécialement 
celui de la faim dans le monde, les 
hommes doivent saisir l'importance 
vitale de leur solidarité et s’acheminer 
vers une efficace coopération interna- 
tionale. 

Appel à la conscience des hommes 

Nous faisons d’abord appel à Ja 
conscience de tous les chrétiens et de 
tous les hommes de bonne volonté. 

“Que celui qui a deux tuniques par- 

tage avec celui qui n’en à pas, que 

celui qui à de quoi manger agisse de 

même” (Le, 3, 11) 

“Nous sommes tous solidairement 

responsables des populations sous-a- 

limentées. C’est pourquoi il faut é- 

veiller Jes consciences au sens de la 

responsabilité qui pèse sur tous et 
chacun, et spécialement sur les plus 
favorisés”, disait Jean XXIII en 

1961. (3) 

L'inconscience des nantis est peut- 
être le plus grand mal contemporain: il 
faut de toute urgence que personne 
n'ignore les contradictions actuelles de 
l'Humanité et que chacun s'en sente 
responsable: cela suppose une ré- 
volution spirituelle qui nous fasse con- 
sidérer l’autre comme un égal, porteur 
des mêmes droits que nous, qui nous 
fasse nous dégager d’égoisme sordide 
pour aboutir à un altruisme sincère, 
qui nous fasse en un mot nous charger 
d'amour fraternel dont la première ex- 
pression prend de nos jours la forme 
de partage et d'échange de nos biens. 

Que les hommes veillent cependant 
à ne pas se donner bonne conscience 
à bon marché en versant ici et là une 
maigre obole: cela ne suffit pas. Ils 
doivent axer leurs efforts vers la réa- 
lisation d’une civilisation solidaire, se 
préoccuper des causes profondes et 
souvent structurelles qui engendrent 
le déséquilibre et déboucher sur l’en- 
gagement personnel dans un effort 
d'ensemble où chacun, à tous les ni- 
veaux, reconnaîtra et assumera ses 
propres responsabilités. 

Et chaque chrétien doit considérer 
sa part dans la lutte contre la misère 
et l'injustice non comme une activité 
marginale mais comme une dimension 
normale et permanente de toute vie 
chrétienne intégralement vécue: le 
Christ n’a-t-il pas d’ailleurs lié la ré- 
compense éternelle à une telle concep- 
tion de la vie chrétienne? 

Appel aux nations 

Mais ce sont les nations comme telles 
qui doivent se reconnaître responsables 
les unes des autres dans cette bataille 
immense entreprise contre la faim. 

L'appel pathétique de Paul VE à 
Bombay résonne encore à nos oreilles: 

“Nous vous confions notre message 

spécial au monde; que les nations 

cessent la course aux armements et 
emploient leurs ressources et leurs 
énergies à l'assistance fraternelle aux 
pays en voie de développement. Que 
chaque nation ayant des pensées de 
paix et non d'affliction et de guerre 
contribue, par une partie de ses dé- 

penses pour les armements, à un im- 

portant fonds mondial pour la solution 

des problèmes de nutrition, d’habille- 


Hebdomadaire publié tous les mercredis à 


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Tél: Direction: 422-0388; Imprimerie: 422-4702 


Journal dépRqane en politique et 
la cause religieuse et nationale. 


Rédacteur: Jean-Maurice Olivier 


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d’Alberta et de Colombie. 


Autorisé comme envoi postal de Ja deuxième classe, 


Ministère des Postes, Ottawa, avec paiement comptant. 


MERCREDI LE ler SEPTEMBRE 196 


LA SURVIVANCE 


244,000 chômeurs au Canada: 
quatre sur dix sont des jeunes 


Ottawa — Le nombre des sans em- 
loi au Canada a diminué de 31,000 en 
juillet pour s'établir à 240,000, mais 
40 p.c. des chômeurs sont des jeunes de 
14 à 19 ans, 

Malgré une baisse de 2,000 au Qué- 
bec de juin à juillet, le nombre des 
chômeurs qui atteint maintenant dans 
cette province 98,000, constitue le taux 
le plus élevé dû Canada tout entier, 
soit 4.7 p.c. de la main-d'oeuvre québé- 
coïise, un dixième de 1 p.c. même au- 
dessus du taux de chômage dans la ré- 
gion atlantique, habituellement la plus 
affectée. 

Le chômage adulte s'établit en juillet 
à 152,000 soit 3.3 p.c. de la main-d’oeu- 
vre canadienne, contre 3.5 p.c. en juin 
et 3.7 p.c. en juillet de l’année der- 
nière. Compte tenu des facteurs de 
pondération saisonnière, le taux de 
chômage canadien s'établit en juillet à 
4.5 p.c., le même, incidemment, qu'aux 
Etats-Unis. 

Dans le même mois, 202,000 travail- 
leurs se sont trouvé un emploi, dans le 
secteur du bâtiment et des services sur- 
tout. La hausse générale de l'emploi de 
juillet 64 à juillet °65 s'établit à 271,- 
000, selon les données de l'Office fédé- 
ral de la statistique et du ministère du 
travail publiées à Ottawa. 

Bien que durement affectés, les jeu- 


nes travailleurs de 14 à 19 ans ont pu 
2 


se procurer 261,000 emplois en juillet, 
pour prendre la relève notamment d’un 
fort volume de main-d'oeuvre féminine 
qui quitte traditionnellement le mar- 
ché du travail de juin à juillet. 

Le taux de chômage régional en juil- 
let, qui ne tient pas compte des fac- 
teurs saisonniers, s'établit comme suit: 
région Atlantique, 4.6 p.c.: Québec 4.7 
p.c., Ontario 2.4 p.c.; Prairies 1.9 p.c.; 
Colombie-Britannique, 3.9. p.c. 

En chiffres clairs, 7,495,000 person- 
nes, étaient disponibles, en juillet, con- 
tre 7,306,000 en juin, et 7,245,000 en 
juillet 1964. 

De ce nombre, 7,251,000 étaient au 
travail en juillet, contre 7,049,000 en 
juin et 6,980,000 en juillet 1964. 

Le nombre des chômeurs s’établis- 
sait donc à 244,000 en juillet contre 
257,000 en juin, et 265,000 en juillet 
1964. 

Des 244,000 sans emploi, 100,000 
étaient à la recherche d’un emploi de- 
puis moins d’un mois, 81,000 depuis 
moins de trois mois, et 30,000 depuis 
quatre à six mois. : 

Les chômeurs “irréductibles”, ceux 
qui sont en chômage depuis sept mois 
où plus, se chiffrent à 33,000, soit 3,- 
000 de moins qu’un juin, et 7,000 de 
moins qu’en juillet 1964. 

Le relevé s'appuie sur une enquête 
menée dans 35,000 foyers canadiens. 

e 


Les provinces de l'Ouest 


ont besoin d’eau 


La révolution industrielle dans les Prai- 
ries a assoiffé cette province. Et avant 
le début du prochain siècle, les besoins 
d'eaux dans les domaines domestiques, 
industriel et agricole prendront de gra- 
ves proportions. 

À l’origine de Ja demande croissante 


ment, de logement et de soins mé- 

dicaux qui concernent tant de peu- 

ples.” (4) 

Nous touchons ici un point d’une im- 
portance extrême. Quand on sait que 
les dépenses consacrées à la défense 
dans les principaux pays industriels se- 
ront bientôt égales, voire supérieures, 
à la somme globale des revenus natio- 
naux de tous les pays insuffisamment 
développés, on ne peut s'empêcher de 
voir dans cela un violent désordre capa- 
ble d’entrainer aux pires catastrophes. 
L'Humanité demande à bon droit de 
vivre, et malgré les richesses croissan- 
tes de la terre, on l’expose davantage à 
périr, 

Notre prière et notre espérance mon- 
tent vers Dieu pour que Îles peuples 
s'engagent dans la voie de l'entraide 
et de la coopération afin de régler “le 
problème le plus important de notre 
époque, celui des relations entre pays 
économiquement développés et pays 
en voie de développement”. (5) 

Cette coopération doit se réaliser 
sous le signe de la justice, dans un cli- 
mat de fraternité et non de paternalis- 
me, d'ouverture, à une politique d’é- 
changes, en respectant Jes caractéris- 
tiques de chaque pays et sans empiéter 
sur sa légitime autonomie, en visant 
toujours, d’une façon désintéressée, à 
une montée de Fhomme, de tous les 
hommes, de tout l’homme. 

Quelques suggestions pratiques 

Qu'on nous permette de signaler 
quelques points pratiques qui devraient 
faire l’objet de l'attention et des ef- 
forts des Canadiens: 


1) Qu'’une information la plus pous- 
sée possible soit fournie par les orga- 
nismes publics et privés pour faire con- 
naître les besoins des pays en voie de 
développement, les initiatives suscep- 
tibles de les aider de même que les 
projets déjà en marche dans ce sens: 


2) Que tous travaillent à la forma-' 


tion d’une opinion publique éclairée, ac- 
tive et engagée: nous reconnaissons ici 
l'immense part déjà accomplie dans ce 
domaine par les moyens d’information: 
presse, radio, télévision; . 

3) Qu'on s'applique, dans les familles 
et les écoles, à éduquer les jeunes au 
sens de Ja fraternité et de da solidarité 
internationales: tant d'occasions sont of- 
fertes aux parents et aux éducateurs, à 
travers les événements et les circons- 
tances, pour bâtir des jeunes qui se 
sentiront vraiment membres de la gran- 
de communauté humaine; 

4) Qu'un accueil large et fraternel 
soit réservé aux ressortissants du Tiers- 
Monde qui immigrent chez nous pour y 
gagner et partager un pain qui manque 
peut-être ailleurs; 

5) Que soit encouragé et facilité da- 
vantage l'envoi de Canadiens — spé- 
cialistes, techniciens, professeurs, etc 
+. . — qui iront prêter main-forte à 
d’autres nations du monde: 

6) Que les pouvoirs publics de notre 
pays conçoivent de plus en plus forte- 


en 


Dieu nous parle: 


Cieux, criez de joie! car Yahvé a agi. 
Triomphez, profondeurs de la terrt. Mon- 
tagnes, criez de joie, et toi, forêt avec 
tous tes arbres! 
Jacob et manifesté sa gloire en Israel. 
(Is 44, 238). 


Car Yahvé a racheté 


(TEXTES CHOISIS PAR LA SOCIETE 
CATHOLIQUE DE LA BIBLE.) 


de réserves d'eaux, se trouvent l'ex- 
pansion de l’industrie pétro-chimique 
de l’Alberia, le développement des gi- 
sements de potasse de la Saskatchewan 
et une grande variété de nouvelles in- 
dustries au Manitoba. 

Et en plus des nouveaux projets in- 
dustriels, on ressent des besoins plus 
grands pour irriguer les fermes de l’Al- 
berta et de la Saskatchewan, de même 
que dans les centres urbains en expan- 
sion pour les usages domestiques. A- 
joutons les papeteries qui doivent s’é- 
tablir bientôt dans ces deux provinces. 

En outre, la pollution des eaux est 
Jun des problèmes majeur dans les ré- 
gions surpeuplées du sud-est de la Sas- 
katchewan et du sud-ouest du Manito- 
ba. Par exemple, Regina, une ville de 
125,000 âmes, doit faire venir les deux 
tiers de son eau au moyen d’un pipe- 
line. 

Les provinces de l’Ouest forment la 
régions la plus aride du pays. Elles doi- 
vent se tourner vers l’ouest et vers le 
nord, dans l’espoir de découvrir de nou- 
velles sources mais ceci peut provoquer 
des conflits de juridiction. Les ressour- 
ces hydrauliques appartiennent aux 
provinces mais les eaux navigables et 
internationales tombent sous la juridic- 
tion fédérale de même que les cours 
d'eau des territoires du Nord-Ouest. 

Le gouvernement fédéral a pris des 
mesures pour aider à coordonner le 
développement des ressources hydrauli- 
ques des provinces, spécialement lors- 
que des rivières ou les fleuves traver- 
sent plus d’une province. 

Solutions 

Depuis plusieurs années, la Saskat- 
chewan tente de faire détourner les 
eaux de la Colombie-Britannique pour 
contourner les montagnes Rocheuses. 
Mais le Premier ministre de Colombie 
britannique, M. W.A.C. Bennett, a 
promptement répliqué que la Saskat- 
chewan devrait “enlever ses doigts” 
du domaine des ressources de sa pro- 
vince. 

Du point de vue des ingénieurs, la 
méthode la plus facile pour obtenir des 
réserves supplémentaires d’eau est de 
limporter du réservoir de la rivière 
Saskatchewan, par les rivières Qu’appel- 
le et Assiniboine, qui prennent leurs 
sources dans le sud-est de la province, 
puis se joignent à l’est de la frontière 
du Manitoba pour ensuite poursuivre 
leur cours dans le sud du Manitoba et 
se jeter -dans la rivière Rouge et le lac 
Winnipeg. 

La situation de la Saskatchewan est 
difficile parce que la plupart de ses 


cours d’eau ont leurs sources et se jet- 
+ 


ment l'importance souveraine de no- 
tre participation à toutes les entreprises 
destinées à porter secours aux peuples 
dans le besoin. Nous sommes un pays 
riche favorisé par la Providence: pou- 
vons-nous dire sincèrement que nous 
faisons notre juste part? Les sugges- 
tions émises en vue de la constitution 
d’un fonds international pour la lutte 
contre la faim dans le monde devraient 
trouver une audience favorable auprès 
de nos gouvernants; 

7) Que la participation aux activités 
des organisations internationales exis- 
tantes soit accentuée, Nous en profi- 
tons pour inviter tous les catholiques 
à assurer chez nous le plein succès de 
l'Année de Coopération intemationale. 
Conclusions 

Pour obtenir la paix, il faut préparer 
les conditions de la paix: une de ces 


conditions.est sans aucun doute la réa-. 


lisation d’un ordre international juste 
d'où serait bannie la faim issue du dé- 
séquilibre dans le partage des richesses. 
L’énorme complexité du problème, que 


‘nous reconnaissons, tous, ne doit pas 


nous empêcher de nous mettre sans 
délai à la tâche: l'ignorance, la pares- 
se, l’égoisme sur ce plan revêtent au- 
jourd'hui une gravité exceptionnelle et 
toute carence à apporter une solution 
mérite la réprobation. Fe, 
“J'avais faim et vous m'avez donné 
à manger; j'étais nu et vous m'avez 
vêtu” (Mt. 25, 35): on se souvient de 


Maternelles de 
langue française 


en Saskatchewan 


Les délégués à une assemblée de 
l'Association culturelle française de la 
Saskatchewan ont décidé d'établir à 
l'automne un certain nombre de mater- 
nelles de langue française à travers la 
province. 


Un porte-parole de l'Association, M. 
Ernest Bourgeault, de Saskatoon, a dé- 
claré que 15 séances d’études seront te- 
nues plus tard dans le courant de l'été 
afin d’expliquer le pourquoi de la fon- 
dation de ces maternelles et afin d'y 
intéresser les parents. 

Il a ajouté que l'instruction se don- 
nera presque entièrement en français, 
mais que ces écoles seront ouvertes à 
n'importe quel groupe ethnique. 

Les maternelles ne font pas partie 
du système scolaire officiel de Saska- 
toon et lusage du français dans ces 
institutions ne viole pas la loi des éco- 


Jes. 
° 


Mercredi le ler septembre 1965 
om 


IL est plus facile aujourd’hui 


“I] est plus facile à un Canadien d'au- 
jourd’hui d'être citoyen du monde qu'à 
ses ancêtres de J'être jadis de leur pro- 
pre pays: le Canadien d'aujourd'hui 
est comme immergé dans une incessan- 
te circulation de nouvelles, d'idées, de 
produits, qui vient à chaque instant lui 
rappeler qu’il appartient au genre hu- 
main tout entier”. 


C'est ce. qu'expliquait le Père René 
Léo Desjardins, c.s.e., doyen de la fa- 
culté des arts de l’Université de Monc- 
tan, qui s’adressait, à la commission 
“Gens international et éducation”, au 
congrès général de l'Association Cana- 
dienne des éducateurs de langue fran- 
çaise, à Halifax. 

Le Père Desjardins a défini la tâche 
de j'éducation, dans ce contexte, com- 


me consistant à amener les hommes à 
. 


Prison à vie pour 6 
bourreaux d'Auschwitz 


Francfort — Six peines de prison per- 
pétuelle, onze peines de prison à temps 
et trois acquittements ont clos le pro- 
cès des bourreaux d’Auschwitz, qui a- 
vait débuté il y a vingt mois, le 21 
décembre 1963. Le plus tristement cé- 
lèbre des condamnés d'hier matin est 
Wilhelm Boger, inventeur et utilisa- 
teur du plus remaquable instrument de 
supplice des camps de concentration 
nazis, et qui avait pris son nom: la “ba- 
Jançoire Boger’. 

Tout a été monstrueux dans ce pro- 
cès, la cause elle-même bien entendu 
mais même des détails: la cour d'assises 
de Francfort siège dans la maison com- 
munale, qui a été construite à l’empla- 
cement du gibet qui avait été érigé au 
Moyen-âge. Le dossier est un volume 


tent dans d’autres provinces. Son indus- 
trie de potasse naissante, qui doit 
signifier autant pour la province que 
le pétrole pour lAlberta, nécessite 
beaucoup d’eau. En fait une usine de 
potasse peut employer autant d’eau en 
une journée qu’une ville de 70,000 ha- 
bitants. 

Plus de 90 pour cent de la popula- 
tion des Prairies réside dans les envi- 
rons du bassin Nelson-Saskatchewan u- 
ne étendue de 264,960,000 acres qui se 
prolonge des Rocheuses jusqu’au nord- 
ouest de l'Ontario, et des fleuves Chur- 
chill, et Athabasca au nord jusqu’à la 
frontière internationale au sud, 

La rivière Saskatchewan possède 
deux affluents qui coulent à moins d’un 
demi-mille l’un de l’autre sur les pen- 
tes orientales des Rocheuses au nord 
de Banff. Ils vont vers l’est à travers 
lAlberta et la Saskatchewan, puis se 
jettent dans le lac Winnipeg. De son 
côté le fleuve Nelson part du lac Win- 
nipeg pour aller finalement se jeter 
dans la baie d'Hudson. 

Sources éloignées 

D'autre part, la rivière Winnipeg 
dont les sources sont au nord-ouest de 
l'Ontario, la rivière Rouge qui prend 
naissance aux Etats-Unis, et l’Assini- 
boine, qui part du sud-est de la Saskat- 
chewan, se jette dans le lac Winnipeg. 

Environ 900,000 acres de terrains 
irriguées se trouvent le long de la Sas- 
katchewan - sud, la plupart en Alberta. 
Cette étendue pourra sagrandir à 2 
millions d’acres lorsque le barrage de 
la Saskatchewan-sud sera terminé à 
Outlook, de même qu’à la suite d’au- 
tres projets du même genre. 

Les projets hydro-électriques du bas- 
sin, terminés ou en construction, four- 
nissent un total de 2,700,000 chevaux- 
vapeur, dont plus de la moitié à lAl- 
berta. 

Les éventuelles nouvelles sources 
d’eau dans les Prairies comprennent 
les rivières à la Paix et Athabasca, qui 
coule vers le nord et se jette dans le 
lac Athabasca, dans le vaste réseau qui 
se ramifie au fleuve Mackenzie, de 
même que les fleuves Churchill et Co- 
lumbia de la Colombie Britannique, 
qui prennent leurs sources dans les Ro- 
cheuses et descendent jusque dans le 
Pacifique. 

(Le Droit) 


+ 


cette parole du Christ; si les peuples 
rendaient purement témoignage à lE- 
vangile par un effort concerté et in- 
telligent en assumant la prise en char- 
ge des nations économiquement faibles, 
un choc heureux se produirait et lé- 
volution du monde en serait changée. 

Le message chrétien vise sans doute 
le Royaume de Dieu maïs il est essen- 
tiellement tendu vers l'Humanité puis- 
. qu’il a comme centre le commandement 
de l’amour fraternel, Que chacun des 
individus et des peuples qui se récla- 
ment de l'esprit chrétien le mette en 
pratique et le monde se redressera. 

Les hommes trouvent devant eux l’oc- 
casion la plus grande de l'Histoire de 
donner le spectacle d’une charité aux 
dimensions du globe: fermeront-ils leur 
coeur et leurs bras aux appels qui 
viennent angoissés de partout? Nous de- 
mandons au Seigneur que les Canadiens 
entendent cet appel en ce jour de la 
Fête du Travail et ne le laissent pas 
sans écho. 


1 — L.J. Lebret “Le Drame du siè- 
cle”, 1964 , 

2 — Jean XXIII “Ad Petri cathedram”, 
29 juin 1959, Doc. cath. no 1308, col. 
901 

3 — “Mater et Magistra”, Act. pop. Ed. 
Spes 1962, p. 151 x 

4 — Paul VI à Bombay, le 4 déc. 1964 
5 — “Mater et Magistra”, Action pop. 
Ed. Spes, 1962, p. 147 ” 


de 20,000 pages, et ces 20,000 pages si 
elles étaient éditées, seraient le monu- 
ment de la littérature de terreur: tout 
y est. L’infirmier Kiher, qui terminera 
ses jours en prison, a tué à coups d'in- 
jections de phénol au coeur, un nombre 
de détenus tellement considérable que 
Von ne peut en faire qu’une estimation 
statistique: 20 à 30,000. Osward Kaduk 
qui portait fièrement les insignes de 
sergent S.S., utilisait pour tuer une mé- 
thode toute personnelle: i] plaçait sur la 
gorge une canne puis il sautait à pieds 
joints sur la canne jusqu'à ce que la 
mort s’ensuive. Lui aussi est condamné 
à vie. De telles descriptions extraites 
du dossier pourraient remplir des pages 
et des pages. 


d'être un citoyen du monde 


prendre conscience de la solidarité qui 
les rapproche matériellement et faire 
usage des méthodes disponibles pour 
que le resserrement des relations inter. 
nationales entraîne un progrès de Ja 
compréhension et de la fraternité entre 
les peuples. 


“Le maître ne saura épanouiz chez 
ses disciples un sens international au- 
thentique que s’il le possède déjà lui. 
même, et cela, quelle que soit la quali- 
té des moyens dont il dispose, dit-il. 


“L’affectivité de tout éducateur qui 
veut inculquer ce sens international au- 
thentique doit être parvenue au stade 
de l’oblativité — il doit posséder et en- 
tretenir une culture véritablement in. 
ternationale, sans parti pris, ni iimita. 
tion arbitraire — il doit être habitué, 
surtout, à placer au-dessus de tout les 
valeurs de vérité absolue, de justice 


. et d'amour”. 


Traitant des contacts progressif; en- 
tre les groupes humains, le Père Desjar- 
dins souligna que “le goût de l’expérien- 
ce affective dont est imprégné l4 ma. 
jorité des jeunes doit être exploité en 
faveur des contacts progressifs entre 
les groupes humains. 


“Ceci est d'autant plus important que 
nous vivons de plus en plus sus le 
signe de ce que l’on a nommé le piura- 
lisme, Bon gré, mal gré, les bloc: hn- 


mogènes, bien fermés sur eux-mêmes, 


sont en voie de disparaître”. 


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Mercredi le ler septembre 1965 


LA SURVIVANCE 


PPDA PPT PDT D Dodge. 


lie 


La 


$ 


PP PDG TDi 


CAT $ 


PDP DT DT PT D TD GG 


Des 


menus différents? Mais pourquoi? 


ni 


Avez-vous pensé, Madame, combien i 


VER : é 1 2. 


} serait facile pour 


vous de préparer la boîte à lunch des vôtres tout en utilisant 
le même menu de base. Selon les économistes ménagères de 
la Section des consommateurs du ministère de l'Agriculture 
äu Canada, vous n’avez qu’à varier le genre et la quantité 
de certains aliments afin de les adapter aux besoins de votre 
mari et de vos enfants. Les petites surprises tels napperons 
de couleur et biscuits de votre propre confection rendent la 
boîte à lunch attrayante et les aliments qu’elle contient un 


repas tout spécial, 


& 


Les menus et la boîte à lunch 


Etes-vous l’une de ces mères de fa- 
mille avec des enfants d'âge scolaire qui 
doivent manger à l’école et un mari 
qui ne peut venir prendre son repas à 
la maïson le midi? Si tel est le cas, 
vous vous demandez sans doute, Mada- 
me, quels aliments vous leur préparerez 
afin que leurs repas du midi soient nu- 
tritifs, attrayants et variées. . . C'est 
pourquoi les économistes ménagères de 
La Section des consommateurs du mi- 
nistère de l'Agriculture du Canada ont 
pensé vous offrir quelques suggestions. 


Les experts en nutrition nous font 
remarquer que certaines quantités d’a- 
liments sont nécessaires pour le déve- 
loppement et la réparation des tissus 
du corps et que les besoins nutritifs 
varient selon l’âge de la personne et le 
travail accompli. Pour vous aider à 
élaborer des menus, servez-vous du 
Guide alimentaire canadien dans lequel 
vous trouverez la liste des 5 groupes 
d'aliments de base; vous aurez ensuite 
à déterminer le genre et la quantité 
d'aliments nécessaires à la personne 
pour qui vous préparez le repas. Le 
modèle de menu suivant qui doit four- 
nir environ 1/3 des alirnents requis 
de da journée, peut avec quelques chan- 
gements, être servi à l'enfant, à l'ado- 
lescent et à l'adulte. 

Aliments protidiques (viande, pois- 
sons, fromage, oeufs 


Pain et beurre 
Fruit ou légume (cru cuit ou en con- 


serve) ou mieux encore, les deux 

Lait 

Vous pouvez inclure desserts et pe- 
tites surprises, pourvu qu’ils ne nuisent 


pas aux aliments de base ci-dessus 
mentionnés. 


Pour un enfant âgé de 8 ou 9 ans: 
vous pourriez préparer le lunch sui- 
vant: 1 tasse de potage crème de toma- 
te, servi chaud dans une bouteille iso- 
lante un sandwich de pain de blé 
entier au fromage et aux comichons 
des bâtonnets de carottes et de céleri 


2 biscuits à la farine d'avoine 
1 pomme (petite) 
1 demiard de lait (acheté à l’école) 


Devez-vous préparer le lunch d’un 
adolescent? Vous n'avez qu’à changer 
les quantités de certains aliments; par 
exemple, servez-lui ‘ tasse de soupe 
au lieu de 12, ajoutez un autre sand- 
wich, un biscuit et augmentez la quan- 
tité de lait à une chopine. 


Pour un adulte, substituez à la sou- 
pe et aux sandwichs des fèves au lard 
dans une sauce aux tomates et 2 tran- 
ches de pain beurré. Amenez un con- 
traste de texture, en ajoutant un cor- 
nichon au fenouil et des bâtonnets de 
carottes crues. Comme dessert, servez- 
lui une grosse pomme et 4 biscuits à 
la farine d'avoine. Votre mari pourra 
sans doute se procurer un café chaud 
au travail. 


Comme vous le voyez, il est facile 


d'établir un menu de base quitte à va- 
rier le genre ou la quantité d'aliments 
donnés afin de satisfaire aux besoins des 
membres de votre famille. 


L'Hygiène 
ct la boite à lunch 


Comme les enfants sont de retour à 
l’école, la boîte à Junch a fait encore 
une fois son apparition. C'est pourquoi 
les économistes ménagères de la Sec- 
tion des consommateurs du ministère 
de l'Agriculture du Canada ont choisi 
ce moment de l’année pour rappeler 
certaines règles de prudence dont il 
est bon de se souvenir lors de la pré- 
paration d’une ou de plusieurs boîtes 
à Junch. 


Il est bon de se rappeler que les 
aliments contaminés par des bactéries 
peuvent avoir une apparence, une sen- 
teur et un goût tout à fait normaux. 
Une manipulation soigneuse en rapport 
avec la règle d'hygiène alimentaire 
est donc essentielle. 


Puisqu'environ 40 p. cent des adul- 
tes transportent sur eux des staphyloco- 
ques, il est très important d’avoir les 
mains propres avant de préparer des 
Junchs. I] en est de même pour les sur- 
faces de travail. N'oubliez pas qu’une 
once de prévention peut éviter bien des 
malheurs causés par la contamination 
des aliments. 


Manipulation des aliments: 


— Préparez les garnitures en petites 
quantités, pour éviter des restes. 

— Manipulez le moins possible le 
pain et la garniture. 


— Si vous avez une grande quantité 
de sandwichs à préparer, tenez la plus 
grande partie des garnitures dans le 
réfrigérateur et utilisez-les au fur et 
à mesure. 


— Utilisez avec précaution les gar- 
nitures humides puisque les bactéries 
aiment l'atmosphère humide et s’y mul- 
tiplient rapidement. 


— Prévenez le développement ra- 
pide des bactéries dans certains ali- 
ments, tels la viande, le fromage et les 
oeufs en rendant le milieu acide; ma- 
yonnaise, commichons, jus de citron et 
vinaigre sont un atout parfait aux gar- 
nitures puisqu'ils ajoutent du piquant 
tout en contribuant à en protéger la 
qualité. 

— Réfrigérez les sandwichs le plus 
tôt possible après la préparation. 
Emballage 

— Immédiatement après la prépa- 
ration, enveloppez les sandwichs dans 
du papier ciré, du papier d'aluminium 
ou encore entreposez-les dans des sacs 
de plastique. 


Préparation des boîtes à lunch 


et des boutcilles isolantes: 


— Assurez-vous que les contenants 
de même que les bouteilles isolantes 
dont vous vous servez sont propres 
(bien rincés et bien séchés) avant cha- 
que usage. 

— Pour une sécurité maximum, dé- 
posez les aliments dans la boîte à lunch 
immédiatement avant de départ des 
membres de votre famille. 


_— Si vous avez congelé des sand- 
wichs, retirez-les du congélateur le 
matin, ils seront décongelés au moment 
du diner. 


536,745" 


Voilà ce que l’A.C.F.A., 


par son Service de Sécurité familiale, 
a procuré aux familles éprouvées de ses membres 


Beaumont 
Bonnyville 
Donnelly 
Edmonton 
Falher 
Girouxville 
Holyoke 
Jasper 
Jean-Côté 
LaCorey 
Lafond 
Legal 
Marie-Reïîne 
McLennan 
Nampa 
Picardville 
St-Albert 
St-Edouard 
St-Isidore 
St-Paul 
Thérien 
Véareville 
Vimy 


2 réclamations 


ls 3 réclamations 
_ 4 réclamations 
- 11 réclamations 
= 4 réclamations 
3 2 réclamations 
Le 1 réclamation 
- 1 réclamation 
- 3 réclamations 
A 1 réclamation 
: 1 réclamation 
1 réclamation 
=. 1 réclamation 
1 réclamation 
_ 1 réclamation 
= 1 réclamation 
_ 9 réclamations 
= 4 réclamations 
es 1 réclamation 
a 6 réclamations 
= 3 réclamations 
1 réclamation 
ds 1 réclamation 


56 réclamations 


$2,480.00 
2,170.00 
1,755.00 
5,295.00 
3,470.00 
2,435.00 
500.00 
500.00 
2,255,00 
500.00 


36,745.00 


Pour tout renseignement au sujet du 
‘Service de Sécurité familiale 


de l'ACFA 


M. Eugène Trottier, propagandiste, 
T 


él. : 422-2736 
10008 - 109 rue, Edmonton 


Conseils pour les parents 
des nouveaux écoliers 


Ottawa — Aucun enfant ne devrait 
appréhender le jour où il ira à l’école 
pour la première fois, si les parents 
l'ont préparé convenablement à cette 
expérience, au dire des médecins et 
psychologues du ministère fédéral de 
da Santé. D'ailleurs, la plupart des 
enfants ont hâte d'aller à l’école pour 
en avoir entendu parler par des petits 
camarades, des soeurs et frères plus 
âgés. 

Une brochure publiée par le minis- 
tère de la Santé, à Ottawa, et distri- 
buée dans les bureaux de santé 


pro- 
vinciaux et régionaux, offre des con- 
seils aux parents dont les enfants iront 


en classe pour la première fois à l'au- 
tome, 

La santé de l'enfant est importante 
et les parents s’occuperont de l’amener 
chez le médecin ou à la clinique publi- 
que de la localité, pour examen médi- 
cal complet, y compris l'examen de la 
vue et de la dentition. Dans le cas de 
quelque déficience, un traitement s'im- 
pose avant la rentrée scolaire. 

Si d'enfant n’est pas encore immuni- 
sé contre des maladies contagieuses 
telles que la dipthtérie, la coqueluche 
et la variole, il faut remédier à cette 
lacune immédiatement, 

L'enfant qui commencera bientôt 
sa vie d’écolier doit prendre suffisam- 
ment de repos. Il a besoin de 10 à 12 
heures de sommeil dans le calme de 
sa chambre bien aérée, pour emmaga- 
siner des forces. 

I faut nécessairement que l'enfant 
puisse s'exprimer assez clairement pour 
se faire comprendre. Les parents lui 


Votre enfant 
accuse-t-il une 
déficience optique? 


Toronto — Un optométriste dit que 
les enfants canadiens, dans un pour- 
centage de 5 p.c., grandissent avec u- 
ne déficience optique qui pourrait se 
corriger grâce à un traitement com- 
mencé dans le bas âge. 

M. Arthur W. Hurst, de Newmarket, 
Ontario, déclare que cette condition de 
la vue devient plus difficile à traiter à 
mesure que l'enfant avance en âge, et 
après huit ans, une guérison complète 
se révèle impossible. 

Cette déficience provient d’un man- 
que de coordination de la vision de 
l'enfant après sa naissance. Sans un trai- 
tement approprié, dit M. Hurst, un oeil 
fait le travail pour deux, de sorte que le 
second diminue en force graduellement. 

M. Hurst représentait l'Association 
ontarienne pour les enfants qui éprou- 
vent des difficultés scolaires, lors d’une 
réunion du Comité sélectif des jeunes 
à la législature de l'Ontario. 

Il à été président d’une section de 
PAssociation canadienne des optomé- 
tristes. 


+ 


enscigneront à désigner les choses en 
utilisant un bon vocabulaire et lui ap- 
prendront à dire correctement son nom, 
adresse et numéro de téléphone. 

Le langage de bébé, que certains 
parents trouvent si mignon, n'est plus 
de mise à l’école alors que le bambin 
deviendra peut-être la cible de ses pe- 
tits camarades s’il continuait à parler 
de la sorte. 

Les parents se garderont de poser 
mille questions à l'enfant au sujet de 
ses premières expériences à l’école. Le 
petit n'est pas toujours porté aux con- 
fidences, car ayant l'impression d’être 
devenu quelqu'un d’important, il vou- 
dra pour un temps garder secrètes ses 
expériences. 

Les parents avisés chercheront plutôt 
à louer les efforts de l'enfant qu’à cri- 
tiquer son travail scolaire. 

Un enfant à qui on fait confiance 


progresse rapidement, 
LL 


Page 8 


Oserez-vous mettre l'emballage 


de vos aliments au 


Toronto — “I] fut un temps où la 
chèvre était la seule créature qui con- 
sentait à faire son repas d'une boite 
vide.” Mais le numéro du mois d'août 
de la revue Imperial Oil prétend que 
“bientôt il se peut que nous terminions 
notre goûter en mâchant tout bonne- 
ment son empaquetage.” 

Selon un article de quatre pages 
consacré à J'empaquetage, lorsque les 
astronautes Virgil Grissom ct John 
Young dinèrent en orbite, ils mangèrent 
des bouchées d'aliments enveloppées 
séparément — “emballage compris.” 

Selon la revue, l'empaquetage est un 
art révolutionnaire. En 1951, le Canu- 
da a dépensé $300 millions en maté- 
riaux et services d'emballage, En 1964, 
ces frais atteignaient $1.1 milliard, pour 
des emballages tels que vaporisateurs, 
distributeurs de portions; vases en plas- 
tique qui “rétrécissent” en se vidant: 
. 


Le Ballet Royal de Winnipeg 
au festival des Arts du commonwealth 


LE BALLET ROYAL DE WINNI- 
PEG, assurera, avec l'Orchestre Sym- 
phonique de Toronto, le Théâtre du 
Nouveau Monde, et les Feux-Follets, 
Ja participation du Canada au Festival 
des Arts du Commonwealth, qui se 
déroulera en Grande-Bretagne du 16 
septembre au 2 octobre prochain. Le 
Ballet de Winnipeg représentera donc 
à Ja fois l'Ouest canadien et l’art cho- 
réographique de notre pays à ce pre- 
mier Festival des Arts. Quatre impor- 
tants arts d'interprétation — Je ballet, 
Ja musique, le théâtre et le folklore — 
seront donc ainsi représentés par qua- 
tre des ensembles canadiens des plus 
réputés en ce domaine. Des 21 pays du 
Commonwealth prenant part à ce Fes- 
tival d'envergure mondiale, c’est notre 
pays qui enverra la délégation la plus 
considérable, soit en tout 246 personnes, 

LE BALLET ROYAL DE WINNI- 
PEG, a été fondé en 1938 par Gweneth 
Lloyd et Betty Farrally. C’est donc 
Ja plus ancienne troupe de ballet au 
Canada et déjà, à ce titre, elle méri- 
tait de représenter l’art choréographi- 
que canadien au Festival du Common- 
wealth. Ajoutons le fait que la troupe a 
été la première, en dehors de la Gran- 
de-Bretagne a obtenir la permission de 
Sa Majesté La Reine Elizabeth II d’in- 
clure le mot “royal” dans son nom. 
Cette permission exceptionelle fut ac- 
cordée à la troupe en 1953, et l'annon- 
ce en avait été faite au cours d’un 
spectacle que la troupe donnait à 
Montréal et, par une heureuse coinci- 
dence, au théâtre Her Majesty”’s. 

LE BALLET ROYAL DE WINNI- 
PEG s'est produit non seulement au 
Canada mais un peu partout aux Etats- 
Unis, notamment dans les grands cen- 


+ 


Vos enfants désirent-ils avoir un chien 


dans la maison? 


Toronto — La mère qui songe à of- 
frir un petit animal comme cadeau à 
son enfant devrait accorder une impor- 
tance particulière dans son choix et 
s’assurer que l'enfant puisse apprendre 
à bien traiter la petite bête. 

“On a tort de croire que tous les 
enfants sont dotés d’une bonté instinc- 
tive”, déclare le Dr Roderik Davies, 
vice-président de l’Académie de méde- 
cine vétérinaire de Toronto, “On doit 
deur apprendre que l'animal est un ê- 
tre vivant qu’il doit être bien traité”, 
d'ajouter le Dr Davies. “Certains en- 
fants peuvent se montrer cruels et, si 
on leur permet de l’être, la place d‘un 
petit animal n’est pas dans de telles fa- 
milles. Les petits enfants de quatre à 
six ans ne savent pas très bien comment 
s'occuper des bêtes. Il faut les aider”, 
précise le vétérinaire. 

Les parents doivent surveiller les 
bambins qui jouent avec un petit animal. 
Lorsque ce dernier avance en Âge, il 


supporte davantage les jeux d’un petit 
LU 


enfant. 

Le Dr Davies est d'avis que la pré- 
sence d’un animal apprend aux en- 
fants qu’ils n’ont pas à le craindre. Un 
gros chien s'attache parfois davantage 
à ses maîtres que les petits animaux, 
dit le vétérinaire. 

Avant d'acheter un animal, celui-ci 
devra subir un examen par un vété- 
rinaire et ensuite être vacciné. Puis on 
emporte la petite bête à la maison dans 
un endroit propre et non humide qui 
lui est destiné. Il existe des aliments 
préparés dans le commerce pour les 
chiens et les chats. Le chien se conten- 
te du même genre de nourriture jour 
après jour, alors que le chat a besoin 
de variété dans le menu. 

On ne donnera pas de bonbons ou 
aliments indigestes aux animaux. Le 
Dr Davies dit qu’on peut s'attendre à 
ce qu’un chien fasse des tours savants 
avant l’âge de six mois mais, dès l’âge 
de quatre mois, il devrait pouvoir s’ap- 
procher à l'appel de son maître, 

+ 


Le chef de cuisine de l'hôtel 
Macdonald prend sa retraite 


Selon Emile Bezan, chef de cuisine 
du Macdonald, qui vient de prendre 
sa retraite, les plus grandes joies de 
sa vie ne lui furent pas procurées par 
la préparation de plats particuliers 
mais plutôt par la rencontre des gens 
qui mangèrent ces plats! 

Il affirme d’ailleurs qu'il ne lui est 
jamais venu à l’idée que la prépara- 
tion d’un bon plat puisse être considé- 
rée comme difficile ou extraordinaire. 
Tout ce qu'il faut, a-t-il déclaré, “c’est 
une solide connaissance des principes 
de base et un peu d'expérience”. 

D'expérience il ne manque certes 
pas puisque durant les 38 dernières 
années il a préparé un nombre incalcu- 
lable de repas dans les hôtels du Ca- 
nadien National, de St-Jean à Vancou- 
ver. 

Parmi ses “clients” célèbres, il aime 
bien mentionner: 

La reine Juliana des Pays-Bas, pour 
qui il prépara les repas durant son sé- 
jour de trois mois au Pictou Lodge, en 
Nouvelle-Ecosse. Elle était tellement 
heureuse qu’elle lui offrit de l’enga- 


. ger comme son chef privé. En 1939, 


c'est lui qui avait préparé une “cou- 
ronne d'agneau” pour Georges VI. Ce 


dut être succulent puisque, quelques 
années plus tard, c’est encore Emile que 
lon demanda pour préparer les repas 
de la reine Elizabeth (encore princesse 
et en voyage de noces, À ce moment) 
ainsi que ceux de la pincesse Margaret. 

Un autre illustre invité d'Emile fut 
Nikita Khroutchev. Ce dernier, en plus 
d'apprécier les succulents plats russes 
qu’on lui avait préparés, fut enchanté 
de pouvoir converser avec le chef de 
cuisine . .. en russe |! Il en fut de mé- 
me pour Yuri Gagarine. 

En fait, les questions de langage 
n’ont jamais troublé Emile puisqu'il 
peut tout aussi bien converser en po- 
lonais, russe, ukrainien, roumanien, an- 
glais ou français, lui qui est autrichien! 

Un de ses meilleurs souvenirs, ra- 
conte-t-il, fut de rencontrer Churchill 
lors de la Conférence de Québec. 

Ayant fort apprécié la cuisine que 
lui avait préparée Emile, le grand 
Winston l’invita à sa chambre après le 
repas pour prendre un verre. 

“A qui boirons-nous” lui demanda 
Churchill? 

“A notre victoire” lui fut-il répondu. 

Cela #it bien plaisir à l’homme d’é- 
tat qui remit à Emile deux boîtes de ses 
cigares favoris en guise d'appréciation. 


tres. À cette occasion, les critiques de 
danse des deux plus importants jour- 
naux de New York, le “Times” et le 
“Herald Tribune” n'avaient pas ména- 
gé leurs éloges à l'endroit de la jeune 
troupe canadienne. Car en dépit de son 
“ancienneté”, la troupe de Winnipeg 


se caractérise par une vigueur, un en- 


menu? 


becs verseurs métalliques; capsules à 
déchirer, à arracher et à faire sauter; 
bouteilles de plastique ressemblant au 
verre à s'y méprendre; contenants anti- 
vol qui ne s'ouvrent que si l’on sait exac- 
tement où appuyer; emballages qui se 
pèlent comme une bananc; papier spé- 
cialement traité pour attendrir les vian- 
des fraiches ou congelées; enveloppes 
de papier incombustible pour cuisson 
au four, et même un sac de papier d’une 
contenance de 25 tonnes. 

“En fait”, ajoute la revue, citant le 
Dr Ernest Dichter, président du US. 
Institute for Motivation Research Ine, 
“le contenant devient plus important 
que le contenu.” 


E———— © 


Il faut que nos 
enfants soient 
immunisés 

Un total de 4,763 enfants canadiens 
ont été frappés par la coqueluche l’an 
dernier, 25 autres par la diphtérie et 
21 canadiens ont été atteints par la po- 


lio. La plupart de ces cas auraient pu 
être évités par l’immunisation. 


thousiasme et surtout une jeunesse qui 
ne se sont jamais démentis. 

C'est le Ministère des Affaires Ex- 
térieures qui administre un octroi spé- 
cial voté par le Gouvernement fédéral 
pour la participation du Canada au 
Festival des Arts du Commonwealth. 


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page 4 


le courrier de Lucie 


A compter de très bientôt, La Survivance vous offrira à 
routes les semaines cette nouvelle rubrique du Courrier de 
Lucie”. Nous nous proposons d'y traiter d'à peu près n'im- 


A 


porte quoi, conseils de mode, d'éducation, problèmes fami- 


liaux etc. 


Seules conditions requises : a) 


que la question soumise soit 


d'intérêt général, et b) que vous signiez vos envois: il est 
bien entendu toutefois que vous pouvez ajouter un pseudo- 
dyme que nous utiliserons pour fins de publication. 


3: 2 A 


Le succès et 1 , 
que par votre collaboration; 


intérêt d’un tel courrier ne seront assurés 


alors, allez-y, mesdames et 


messieurs, nous attendons vos lettres. 


On adresse son envoi comme suit: 


La Survivance, 
Casier postal 89, 
10010 - 10%e rue, 
Edmonton, Alberta. 


+ 


À Morinville 
Noces de Rubis de 
M. et Mme Hector 


Mercredi, le 18 août, M. et Mme 
Hector Boissonneault  renouvelaient 
leurs voeux de mariage pris le 11 août 
quarante ans auparavant. Îs avaient 
pour témoins les mêmes filles et garçons 
d'honneur qu'alors: Mme Roméo Fro- 
ment, Christiana, soeur de la mariée 
et M. Adalbert Boissonneault, frère du 
marié, 

A 7:30 p.m., le Père Daniel Lavoie 
célébrait la messe votive de Notre-Da- 
me à laquelle il y eut de nombreuses 
communions. Le Révérend Père pro- 
nonçait un sermon des plus appropriés 
pour loccasion. De la tribune l’on en- 
tendait des cantiques de choix par 
Messieurs Claude Riopel, Adolphe et 
Léopold Boissonneault accompagnés à 
l'orgue par Mme Léon Riopel. De su- 
perbes glaïeuls, gracieusement offerts 
par Mmes Antonio Brisson et N. Byers, 
ornaient les autels ainsi qu’un gros 
bouquet de roses rouges (reçu juste à 
temps) dima, Mme Raymond Gi- 
beault de Seattle, soeur de l'héroïne. 

Un coucher de soleil tout rose ac- 
cueillait jubilaires et assistance à Ja 
sortie de l’église. Aussi, comme “dans 
lbon vieux temps” en a-t-on profité 
pour féliciter les heureux du jour et 
“piquer une bonne jasette” avec pa- 
rents, amis et même avec les bonnes 
religieuses venues nombreuses à la cé- 
rémonie — n’y avaient-elles pas lieu 
commun en Sr Marie Joseph-Hector, 
fille des jubilaires? 

De là, on se rendit joyeusement au 
Centre, qui était sobrement mais artis- 
tiquement décoré pour réception et 
veillée. L’orchestre “Satellite”, faisait 
les frais de la musique au moyen de 
bonnes vieilles danses, saupoudrées de 
“tempos” plus modernes, Jeunes et 
moins jeunes étaient donc tout à fait à 
Paise “au milieu de la place” et s’en 
donnaient à coeur joie. Quand on s’a- 
muse si bien et qu’on revoit tant de 


Boissonneault 


connaissances le temps passe vite. Bien- 
tôt, c'était déjà le délicieux réveillon 
et le non moins délicieux petit concert 
qui lui faisait suite. Le haut-fait de ce- 
lui-là fut sans contredit de voir les 
braves grands-parents entamer sans é- 
motion, le magnifique gâteau que tous 
ont pu déguster quelques minutes plus 
tard. 

M. Paul Hogue ouvrait le concert en 
sa qualité de vieil ami et voisin des ju- 
bilaires et leur adressait un mot, plus 
que bon, en son nom et en celui des 
“vieilleux”. Que de souvenirs évoqués 
au long des “Silver Threads among the 
Gold” et “L'éternelle voix” d’Albert 
Larrieu chantés par Adolphe Boïisson- 
neault; de “L’anneau d'argent” et de 
“Vive l'amour” par Claude Riopel; de 
“Vive la Canadienne” par les petits- 
enfants; des bonnes chansons à répon- 


dre par Léopold Boissonneault; des : 


“Roses blanches” par Carmen Bois- 
sonneault avec sa gerbe de seize roses 
rouges ou blanches représentant cha- 
cun des seize petits-enfants; du messa- 
ge et de la chanson “When Your Hair 
has turned to Silver” par nul autre que 
M. le Maire Arthur Soetaert; et du 
chant d’occasion par les quatre enfants; 
Antoinette, Léon, Roméo et Adolphe. 
Ce dernier lisait l'adresse — à ses cô- 
tés, petits-enfants, Raymond B. et Mar- 
the B. présentaient le livre d’or des 
invités et le bouquet spirituel de la 
famille. 

Avant de clore cette partie toute im- 
portante de la fête, le maître de céré- 
monies, Roméo Boissonneault, a re- 
mercié tous ceux qui, à si bon droit et 
de si bon coeur, avaient fait de cette 
occasion un événement inoubliable. Il 
a ensuite invité les jubilaires à recevoir 
nos acclamations et à dire leur petit 
mot — ce qu'ils ont fait bien genti- 
ment. Et sur ce, vous le devinez déjà, 
chansons et danses ont repris comme 


À qui appartiennent les 


armes d'Oswald? 


Washington (AFP) — A qui appar- 
tiennent le fusil et le revolver de Lee 
Harvey Oswald, l'assassin du président 
John Kennedy? 

Le fisc américain veut les saisir par- 
ce qu'Oswald fit de fausses déclarations 
en les achetant. 

Un collectionneur, M. John King, 
prétend qu'ils lui appartiennent parce 
qu’il a payé dix mille dollars pour les 
avoir de Marina Oswald, seule héritière 
de son mari. 

Le gouvernement américain pourra 
les confisquer en tant qu’objets essen- 
tiels à la sécurité nationale du pays, 


+ 


si le Congrès approuve une loi qui lui 
a été soumise par le ministre de la Jus- 
tice. 

Le fusil italien avec lequel. Oswald 
tira sur le président Kennedy le 22 
novembre 1963 à Dallas et le revolver 
avec lequel il tua l'agent de police J. 
D. Tippett, d’après le rapport de la 
commission Warren, sont en la posses- 
sion de la Sûreté nationale américaine. 
Ils vont être renvoyés à Dallas où le 
fisc va annoncer dans les journaux son 
intention de les saisir. Le fusil avait 
coûté vingt dollars et le revolver tren- 


te. Quiconque veut s'opposer à la sai- . 


sie a trente jours pour le faire. 


: LA SURVIVANCE 


Nouveau tarif pour le courrier de 
surface à destination de l'étranger 


Le ministre des Postes, l'honorable 
René Tremblay, a annoncé aujourd'hui 
plusieurs changements dans les tarifs 
postaux pour l'étranger. Les nouveaux 
tarifs s’appliqueront à partir du ler 
janvier, 1966, date d'entrée en vigueur 
de la Convention adoptée au dernier 
congrès de l’Union postale universelle. 

Il devient aujourd’hui nécessaire 
d'augmenter certains tarifs étrangers, 
a expliqué M. Tremblay, afin de faire 
bace à une hausse des frais de trans- 
port et de manutention dans le service 
intemational. Le pays d’origine d’une 
dépêche doit verser aux pays par les- 
quels passe la dépêche des frais de 
transit selon des. taux fixés d’un com- 
mun accord dans l’Union postale. uni- 
verselle. Or le ler janvier ces taux aug- 
mentent sensiblement, 

Il n'y aura cependant aucun chan- 
gement de la taxe des lettres et des 
cartes postales pour les Etats-Unis, 
leurs territoires et leurs possessions, 
pour les autres pays de l'Amérique du 
Nord, pour l'Amérique centrale et Y’A- 
mérique du Sud, les Antilles, la Gran- 
de-Bretagne et le Commonwealth, la 
République d'Irlande, la France et l’Es- 
pagne. Pour tous les autres pays, les 
lettres de surface seront assujeties au 
nouveau tarif de 10 cents jusqu’à une 
once et 6 cents par onze ou fraction 
d’once en sus. Et la cartes postales, 
au tarif de 6 cents chacune. . 

Pour les imprimés et les échantil- 
Jons, le nouveau tarif étranger de 4 
cents jusqu’à deux onces et 2 cents par 
deux onces ou fraction de deux onces 
en sus, sauf pour les pays de l’Améri- 
que du Nord, de l'Amérique centrale, 
de l'Amérique du Sud et l'Espagne. 
Pour ceux-ci le tarif sera le même 
qu'aujourd'hui soit le tarif interne, de 
3 cents jusqu'à deux onces et 1 cent 
par onces et L cent par deux onces en 
sus, pour les échantillons. ; 


de plus belle! 

La chanson d'occasion 

(air: “Le Ber” de Larrieu) 

Vos quarante ans, Papa, Maman, 

? 

Touchent une corde sonore (bis) 

Chez nos coeurs pris d’un amour 
grand pour vous. 

Nos meilleurs voeux se font ardents 
et doux! 

En ce beau jour nous redisons 

Nos mercis les plus sincères (bis) 

Aux noces d’or nous vous voulons 
surtout. 

Ainsi, le Seigneur nous prions 
pour vous! 

. + 


Travaux de voirie 


L'hon, Gordon E. Taylor, annonce 
une amélioration marquée des travaux 
de construction de routes en Alberta, 
grâce à la température clémente des 
derniers temps. Toutefois, il faudra 
que cette situation persiste encore 
plusieurs semaines, a-t-il ajouté, pour 
que tout le programme entrepris cette 
année puisse être complété. 

Le programme dans toutes ses pha- 
ses, construction, pose d’asphalte, etc. 
comprend une longueur totale d’envi- 
ron 1112 milles. À date, un pourcen- 
tage approximatif de 45% des travaux 


est complété. 
num. 5 


Nouveau service 

La compagnie British American Oil 
(B-A) annonce qu'à compter du ler 
septembre tous les usagers de sa car- 
te de crédit bénéficieront d’un nouveau 
service d’hôtellerie. 

À compter de cette date, en effet, 
da carte de crédit sera honorée par 
tous les hôtels “Holiday Inns” d’Améri- 
que du Nord. Il existe présentement 
14 hôtels de cette chaîne au Canada, 
un grand nombre dans 45 états 
américains ainsi qu'à Porto-Rico et aux 
îles Bahama. On s'attend à ce qu’en 
1970, il existe environ 1,000 établisse- 
ments de ce nom dans le monde entier. 


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FRAIS POUR 1965-66 


Scolarité |Pension 


Catégorie Niveau Muition | Board. Total 
Grades 8,9 | Cor. sc01.[#40000|  $400.00 
PENSIONNATRES || Grades 10, 11, 12| 424000 | 400.00! $640.00 
Boarders Arts 24000 | 40000 $640.00 
Education 300.00 | 400.00 $700.00 
Grades 7,8,9 |Commseol| xx | Comm, scol. 
EXTERNES Grades 10,11,12| 424000 | xx |. $240.00 
Day Students | Arts 240.00 | xx $240.00 
Education 300.00 xx | :$300.00 


QUELQUES DATES IMPORTANTES 


D +10 —1 


19 
20 


sept.: Inseription des élèves aux grades 7, 8 et 9. 
sept.: Ouverture des cours pour les grades 7, 8 et 9. 
sept.: Inscription des élèves aux grades 10, 11 et 12. 
sept.: Ouverture des cours pour les grades 10, 11 et 12. 
sept.: Inscription des élèves aux Arts et en Education. 
sept.: Ouverture des cours aux Arts et en Education. 


Pour plus de renseignements, adressez-vous au 


Père Recteur, o.m.i., 8406 - 91 rue, Edmonton. 
Téléphone: 466-2196. 


TE EN ET SP 


En faisant cette annonce, l'honorable 
René Tremblay a dit qu’on prépare 
présentement une nouvelle taxe unifor- 
me de 10 cents pour les cartes postales 
expédiées par avion à tous les pays, et 
qui entrera en vigueur le ler janvier 
prochain. Il y a eu au cours des années, 
a-t-il dit, des demandes constantes en 
vue d’une taxe uniforme pour les car- 
tes-avion. L'application d’une pareille 
taxe à ce moment-ci sera’ très commo- 
de pour des visiteurs à l'exposition uni- 
verselle, Expo-67 qui se tiendra au 


‘Canada. Présentement, les cartes ex- 


pédiées par avion doivent être affran- 
chies au tarif ordinaire des lettres-a- 
vion. Ainsi, une carte postale à destina- 
tion de l'Australie ou du Japon, qui 
doit être affranchie de 25 cents, n’exi- 
gera plus que 10 cents. M. Tremblay a 
précisé que la taxe actuelle de 8 cents 
pour les cartes à destination des Etats- 
Unis et de leurs possessions continuera 
de s'appliquer. 


L'honorable Arthur Laïing, minis- 
tre du Nord canadien, a déclaré 
récemment que le Canada devrait 
effectuer des échanges de per- 
sonne] avec la Russie dans le 
but de développer le plus possi- 
ble nos ressources dans le Grand 
Nord canadien. 


e camping de plus en plus en vogue 


Les parcs nationaux du Canada sont 
actuellement l’objet d’une invasion de 
campeurs, causée par la vogue crois- 
sante des divertissements en plein air. 


C'est ce que révèlent les chiffres : 


communiqués récemment par de Ser- 
vice des parcs nationaux du ministère 
du Nord canadien et des Ressources 
nationales. 

Aujourd’hui, le nombre de campeurs 
qui se rendent dans les parcs nationaux 
est neuf fois plus élevé qu’en 1954, et 
quinze fois plus qu’en 1950. 

L'an dernier, quelque 700,000 cam- 
peurs ont passé plus de 2 millions de 
journées de camping dans les 18 parcs 
nationaux du Canada, répartis des mon- 
tagnes Rocheuses à Terre-Neuve. 

La demande en aménagements de 
camping s'accroît de 15 p. 100 par an, 
et l'allure ne ralentit pas. 

On peut s'attendre à voir cette ten- 
dance s’accentuer, vu que les Cana- 
diens se rendent en nombre croissant 
dans les parcs, où ils peuvent oublier 
da presse et le mercantilisme effrénés 
de la vie moderne. 

De 1954 à 1964, la fréquentation des 
des terrains de camping du parc na- 
tional de Jasper est passée de 13,000 
à 187,000 jours-campeurs; soit qua- 
torze fois plus qu’il y a dix ans. Dans Je 


parc national de l'ile du Prince-Edou- 
2 


ard, elle est passée de 5,000 à 150,000 
jours-campeurs, soit une augmentation 
de un à trente. Pour le parc national 
des Hautes-Terres du Cap-Breton, les 
chiffres ont monté en flèche, de 1,000 
à 50,000 jours-campeur.s. 


En 1954, nos parcs nationaux comp- 
taient 3,886 terrains de camping. De- 
puis lors, le gouvernement fédéral a 
consacré près de $9,800,000 à lamé- 
nagement de 5,678 nouveaux terains 
de camping, soit une augmentation de 
plu;s de 146 p. 100. 


Les installations actuelles peuvent 
recevoir 38,256 campeurs par jour, si 
lon suppose une moyenne de quatre 
personnes par groupe de campeurs, ce 
qui veut dire que tous les campeurs en 
excèdent de ce nombre doivent se con- 
tenter de terrains en dehors des ter- 
rains de camping aménagés. 

Des 9,564 terains de camping ac- 
tuels, 944 sont des parcs à roulottes 
complètement munis des installations 
d’eau, d’égout et d'électricité, lesquel- 
les peuvent être raccordées à chaque 
véhicule, Il est possible aussi de sta- 
tionner les roulottes à d’autres empla- 
cements dotés de tables de pique-ni- 
que et de grils, et situés à proximité 

‘installations sanitaires et de canali- 
sations d’eau douce. 


a + 


La participation allemande à l'Exposition 
Universelle de 1967 à Montréal 


Lors de da prochaine Exposition U- 
niverselle, qui se tiendra en 1967 à 
Montréal, la République fédérale d’Al- 
lemagne sera représentée par un pavil- 
lon dont l’aménagement et la présenta- 
tion seront conformes au thèmes de 
cette manifestation, à savoir, “l'homme 
et son monde”. L'Allemagne présentera 
donc “le monde des Allemands”, sous 
quatre aspects bien distincts: “La com- 
munauté humaine” — “enseignement, 
science et recherche” -— “économie” 
— “art et culture”, 

Le pavillon proprement dit aura la 
forme d’une “tente” gigantesque sty- 
lisée par un filet d'acier soutenu par 
quatre mâts de 40 mètres de haut et 


: 
Les Règlements concernant les oiseaux 


recouvrant une surface de 7,000 mè- 
tres carrés, Son socle prendra appui sur 
deux îlots émergeant de la lagune bor- 
dant l'île Notre-Dame, au milieu du 
Saint-Laurent, la grande voie naviga- 
ble desservant les lacs canadiens. Les 
différentes salles d'exposition seront 
disposées de façon asymétrique parmi 
des pelouses et des bouquets d’arbres. 
L'ensemble sera complété par une sal- 
le de dégustation de vins et par une 
caféteria pouvant accueillir 550 per- 
sonnes, ainsi que par une salle de 250 
places destinée à la présentation de 
films, comme à l’organisation de con- 
férences, de concerts et de représenta- 
tions théâtrales. 

+ 


migrateurs pour l'année 1965 tiennent 
compte de la faible production de 


canards malards 


À l'exception des canards malards, les 
populations de canards et d’oies sont 
presque aussi nombreuses que l'an 
dernier; les chasseurs de gibier aquati- 
que trouveront donc dans les Règle- 
ments concernant les oiseaux migrateurs 
pour l’année 1965, à peu près les mé- 
mes limites de prise et de possession. 
Les derniers renseignements à ce sujet 
ont été publiés par le Service cana- 
dien de la faune, ministère du Nord 
canadien et des Ressources nationales. 

De mauvaises conditions d'habitat 
au cours des années passées ont gra- 
vement décimé le nombre de reproduc- 
teurs chez les canards malards; aussi 
les chasseurs devront-ils se plier à un 
contingentement de trois oiseaux (limi- 


Le jeune David Stanley avait fait 
la manchette des journaux, il y 
a quelque temps, en distribuant 
de la littérature antisémitique 


par tout le pays. Il a changé d'’i- 


dée depuis. Après avoir quitté le 
parti nazi canadien il a déclaré 


aux journalistes qu’il avait hon- 


te de son action passée et qu’il 
s’excusait auprès de ceux à qui 
il a fait tort. Le 


te de prise journalière) et de six oi- 
seaux (limite de possession). En ce 
qui concerne le morillon à dos blanc et 
le morillon à tête rouge, la limite de 
prise journalière demeurera de deux 
oiseaux; la limite de possession sera 
également de deux. 

Pour la deuxième année, on pourra 
chasser les grues canadiennes dans le 
zone B du Manitoba ainsi que dans la 
région du lac Last Mountain et dans 
celle du Jac Quill en Saskatchewan. Le 
Service canadien de Ja faune effectuera 
chaque jour des patrouilles aériennes, 
et dès qu’on aura répéré une grue blan- 
che d'Amérique, la saison de chasse 
prendra fin. ‘ 


sur une période de trois ans: 


religion. | 
à : 


Cours d'extension 
- Collège Saint-Jean . 

8406 - 91e rue 

Edmonton, Alberta 


ticulier ceux qui sont ch 


Mercredi le ler septembre 1965 


Le Conseil des Arts accordera 
pour $2,000,000 de bourses 


Ottawa — Le Conseil des Arts du 
Canada accordera pour J'année 1966- 
1967, un total d'environ 700 bourses, 
auxquelles il consacrera plus de 2 mil- 
lions de dollars, comparativement à 
$1.200,000 J'an dernier. Les bourses 
de la plupart des catégories seront plus 
généreuses et plis nombreuses que par 
les années passée. 

Le nouveau programme de bourses 
du Conseil, revisé et simplifié, prévoit 
cinq catégories. Trois sont conçues prin- 
cipalement pour les universitaires qui 
se livrent à des études ou à des travaux 
de recherche dans les domaines des 
humanités et des sciences sociales, et 
deux sont réservées aux artistes créa- 
teurs et interprêtes. Les bourses les 
plus généreuses, dont la valeur peut 
atteindre $5,500 sans compter les in- 
demnités de déplacement, sont desti- 
nées aux universitaires -et artistes de 
réputation établie. 

Le programme prévoit: 

425 bourses de doctorat dont la va- 
leur maximum s’échelonne entre $2,- 
000 et $3.,000 ($500 de plus que Jan 
dernier) pour les personnes ayant com- 
plété au moins une année d’études u- 
niversitaires supérieures dans le do- 
maine des humanités, des sciences so- 
ciales ou des arts au moments de l’en- 
trée en vigueur de la bourse, Cette ca- 
tégorie vise principalement à favori- 
ser la formation de professeurs d’uni- 
versité. Quelqueæuns des meilleurs 
candidats bénéficieront d’un supplé- 
ment de $1,000. - 

45 bourses de travail libre pour uni- 
versifaires, d'une valeur maximum de 
$5,500 (1,000 de plus que l'an dernier) 
pour les spécialistes reconnus et les 
professeurs d'université qui font de la 
recherche indépendante ou d’autres 
travaux propres à faire avancer leur 


spécialité, dans les domaines des huma- 
nités, des sciences sociales ou des arts. 

100 bourses de recherches de rourte 
durée, d’une valeur de $1,500 (compa- 
rativement à $1,200 lan dernier) pour 
les spécialistes reconnus dans les do. 
maines des humanités, des sciencss 50. 
ciales ou des arts. qui désirent faire 
des recherches ne conduisant pas à 
un diplôme. 

100 bourses dé perfectiorinement 
pour artistes, d’une valeur maximum 
s'échelonnant entre $2,000 et 33,000 
($500 de plus que l'an demier}: ces 
bourses sont destinés à ceux qui en 
sont aux premiers échelons de la car. 
rière artistique. 

95 bourses de travail libre sur ar 
tistes, d’une valeur maximum is 5. 
500 ($1,000 de plus que l'an dernier) 
pour les artistes de grande distinction 
et de réputation solidement établie, 

En principe, le Conseil des Arts at. 
tribue toutes ses bourses aux plus mé. 
ritants par voie de concours, et ca n'est 
que dans des circonstances tout à fait 
exceptionnelles qu’il déroge à cette rè- 
gle. Les concours sont accessiblas aux 
ressortissants canadiens et aux person. 
nes établies au Canada comme immi- 
grants depuis au moins douze mois au 
moment de la date dimite d'inscription, 
Les bourses, qui ne sont pas imposa- 
bles, peuvent être utilisées au Canada 
ou à l'étranger, sauf les bourses de 
perfectionnement pour artistes, qui ne 
sont utilisables, en général, qu’at: Cana- 
dä. Les concours sont jugés par des 
groupes d'experts recrutés à travers le 
pays. 

Cette année, les dates limites d'ins. 
cription demeurent les mêmes que l'an 
dernier, et l'étude des candidatures 
aura lieu au cours de l'automne et de 
l'hiver. 


Mieux vaut 


prévenir .…. 


Durant les dix dernières années, 796 pertes de vie au 
Canada furent occasionnées à la suite d'usage de liquides 
- inflammables. C’est dire le danger qui existe et les précanu- 
tions que l’on devrait prendre lorsqu'on se sert de tels liqui- 
des. À ce sujet, le Commissaire général des incendies pour 
l'Alberta nous fait cinq recommandations importantes qui 


sont les suivantes : 


1— Ne jamais se servir de gazoline que comme 


carburant ; 


2 —_ Si vous avez besoin d’une petite quantité de naphte 
pour poêle de camping, tondeuse à gazon, etc., äs- 
surez-vous que le reste demeure dans un contenant 


sûr et bien scellé; 


3 — Ces contenants devraient être gardés au frais mais 
jamais dans la maison; 

4— Toujours confier vos effets pour nettoyage à see à 
des spécialistes qui possèdent l'équipement néceskäi- 
re et des spécialistes entraînés à ce genre de travail. 
Cela vous évitera bien des tracas, sinon des catis- 


trophes. 


3 — Enfin, si jamais vous avez des doutes sur la séeu- 
rité d’un liquide que vous devez employer, n’hési- 
tez pas à vous mettre en contact avec le chef ‘in 
département des incendies de votre localité. 


Les salaires des députes 
d'une province à l’autre 


Les députés de l'assemblée législa- 
tive du Québec touchent maintenant 
$6,000 de plus que ceux de l'Ontario 
et $15,000 de plus que ceux de Y’Ile 
du Prince-Edouard. 

Les députés québécois se sont voté 
récemment une hausse de traitement de 
$3,000 qui rend leur indemnité parle- 
mentaire au même niveau que celle des 
députés fédéraux: $18,000 dont $6,000 
considérés comme allocation de dépen- 
ses, donc exempts de l'impôt. 

En Ontario, les députés provinciaux 
reçoivent actuellement un traitement 
de $8,000 par année auquel s'ajoute 
des allocations de dépenses de $4,000 
pour les députés de l'extérieur de To- 
ronto et de $3,000 pour ceux de la ré- 
gion torontoise. 


Ce sont les députés de la Colombie- 
Britannique qui sont les mieux payés 
après ceux de Québec et de l'Ontario; 
ils reçoivent $6,500 par session plus un 
montant de $1,500 comme allocations 


. de télégraphe, de téléphone et de pen- 


COURS DU SOIR 


en 
Sciences religieuses pour adultes 


Du 28 septembre 1965 au 30 avril 1966 
au collège Saint-Jean 
Les mardi et jeudi, de 7h30 à 9h30 pm. 


Ces cours seront donnés par le R.P. Francis MeMahon, o.m.i. 
Les principaux objectifs en sont les suivants, répartis 


1) donner une culture religieuse supérieure à ceux qui, 
dans leur vie, en sentent la nécessité. 


2) contribuer à la vie spirituelle personnelle des adultes 
qui veulent prendre leur christianisme au sérieux. 


3) assurer une meilleure préparation des militants, en par- 
argés de l’enseignement de la 


Pour obtenir le dépliant indiquant le plan ainsi que tous 
les autres détails concernant ce cours, veuillez-vons adresser 


\ : 
*È 


Cours de Sciences Religieuses 


sions, 

Lindemnité parlementaire des dépu- 
tés de Terre-Neuve est de $6,500 tandis 
que celles des élus en Saskatchewan 
est de $6,000. 

Les députés de lPAlberta recçoivent 
$3,600 plus $1,800 comme allocations 
de dépenses; à ces émoluments s'ajoute 
toutefois une somme de $15 par jour 
de session lorsque le député est obliga- 
toirement absent de son lieu de rési- 
dence ordinaire. 

Les traitements des députés manito- 
bains sont de $3,200 plus des allo- 
cations s’élevant à $1,600. 

Au Nouveau-Brunswick, l'iniemnité 
parlementaire est de $3,400 et les dé- 
putés touchent $1,700 comme érais de 
déplacements, 

Le gouvernement de la Nouvelle-E- 
cosse verse $4,000 par session à ses dé- 
putés plus un dédommagement le $2;- 
000 pour ses dépenses. Les élus de l'Ile 
du Prince-Edouard reçoivent 52,000 
plus un mille dollars de dépenses; ce 
dernier montant est exempt d'impôt. 


FERD NADON 


BIJOUTIER 
REPARATION DE MONTRES 
; ET BIJOUX 

en face de la “Bay” 
10115 - 102ème rue, Edmvaton 


CIMETIERES 
CATHOLIQUES 
de l’archidiocèse 
d'Edmonton 


L'inhumation dans un cimetière Ca- 
tholique est un privilège et un hon- 
neur pour ceux qui ont la Foi. Le 
jeu d’enterrement de votre famille 
devrait démontrer votre Foi. ï 
Plus de familles aujourd’hui choisis- 
sent Jeur lieu d’enterrement dans 
des endroits qui rappellent leurs 
dévotions de famille. 


SAINTE-CROIX 
Route de St-Albert 


EDMONTON 
CATHOLIC CEMETERIES 


11237 avenue Jasper 
Tél, 482-3122 . 


: Mercredi le ler septembre 1965 


; 
| 
| 


a SURVIVANCE 
en ne 2 > ss . 2 2 FT. 


PROPAGANDISTE 


DEMANDÉ 


Pour Abonnements à notre journal 


COMMISSION TRES ATTRAYANTE!!! 


“La Survivance” 


Toute application devra être entre nos mains 


au plus tard le 10 septembre prochain. 


La personne choisie pour ce travail 


devra pouvoir 


Commencer au Îer octobre. Elle devra être prête à 


Parcourir tous nos centres et par conséquent devra 


posséder une voiture en assez bonne condition. 


Veuillez adresser toutes communications à-: 


Le Gérant, 


| 
TS) 


Retraite fermée pour dames 
du 10 au 12 septembre 


I y aura retraite fermée pour 
dames de langue française des 
paroisses suivantes : 


St-Joachim, Immaculée-Concep- 
tion, St-Thomas d'Aquin, Ste- 
Anne (Jasper Place), Beaumont, 
Morinville, Legal, Vimy, Plamon- 
don, Villeneuve, Lac La Biche, 
Rivière-Qui-Barre, Mearns et 
Picardville. 


Pour de plus amples informa- 
tions, on peut s'adresser à: 


Mme Mirelle Lafleur, 
18 Maple Drive, St-Albert, 
tél: 599-7468. 


Annonces classées 


CHAMBRE et PENSION 
pour un ou deux prof. (hommes) 
10842 - 96 rue. Tél. 422-1373. 


MAGASIN A VENDRE | 
Magasin général avec chiffre d’af- 
faire de $50,000. Revenu supplemen- 
saire de $100.00 par mois provenant 
d'agences. | 
Résidence à même le magasin. Doit 
“endre pour cause de santé. 


Ecrivez casier 35, La Survivance 
(1-9-65) 


OPPORTUNITE | 

De bien réussir avec une compagnie 
bien connue du Midwest américain. 
Nous offrons actuellement des secteurs 
de distribution exclusifs pour un pro- 
duit patenté. Aucune compétition. Du 


La Survivance, 


VIMY 


Nous sommes très heureux d'ac- 
cuillir parmi nous la nouvelle Mère Su- 
périeure, Soeur Cecilia, ainsi que Soeur 
Philippe, fdj. Nous espérons que 
leur séjour ici sera plaisant et que leur 
apostolat portera beaucoup de fruits. 

M. et Mme Roland Seguin sont les 
heureux parents d’une petite fille née le 
27 août dernier. 

Un excellent banquet fut organisé à 
la salle par les parents des membres du 
club 4-H. Tous ceux qui y ont participé 
étaient bien fiers de leurs “leaders”. Les 
membres et officiers de ce club se 
donnent beaucoup de peine pour en 
faire un véritable succès. 

Mme Arthur Provençal nous a quit- 
tés pour de bon. Elle va s'installer à 
demeure au Château de Legal. 

Le R.P. À. Ricard passait une semai- 
ne en visite chez ses parents. 


+ 
En voyage 


Mme Olivier Corbiel et sa fille Irè- 
ne se sont rendues à Pembrooke, On- 
tario visiter M. et Mme Léo Corbiel. 

Mlle Louise Crétin séjourne chez 
ses parents, en vacances pour trois 
semaines, 

Mlle Lilianne Laprise est rendue à 
Red Deer. Elle y suivra un cours pour 
infirmières spécialisées dans le soin 
aux enfants et adultes mentalement re- 
tardés, 

M. et Mme J. Nobert ont eu la visite 
de leur fille Pauline. Ils partaient sa- 
medi pour Edmonton, ramenant la pe- 
tite Michelle après une vacances de 
trois semaines avec grand-père et grand” 
mère. Leur autre fille, Louise, est pré- 
sentement en vacances à Whitehorse, 
Yukon. 

De retour chez elle après une vacan- 
ce de deux mois à Kelowna, B.C., Mme 
Dora Simonin. 

Mme D. Lalonde et ses trois enfants 
sont revenus à la maison après un re- 
pos chez sa mère en Saskatchewan. 
Incendie 

Vendredi dernier un incendie s’est 
déclaré dans l’étable de M. Dave Nel- 
son, 167 pourceaux y ont péri. Heureu- 
sement, les pompes à incendie de Clu- 
ny et de Gleichen sont arrivées à temps 
pour épargner deux autres bâtisses qui 
commençaient à flamber. 

Ca et là... 

M. et Mme Camille (Pit) Gingras 
et Fred sont aller passer plusieurs jours 
à Valleyview chez leur fils Arthur. M. 
et Mme Arthur Gingras sont les heu- 
reux parents d’une petite fille. 


+ 


Edmonton, Alto. 


LA 


Alors que son père orbitait autour de la terre durant l'envo- 
lée Gemini-5, le jeune Thomas Conrad prouve à ses copains 
qu'il peut, lui aussi, être un héros de l'espace. Heureusement 
pour lui, l'atterrissage fut un suecès. 


L 


Air Canada: 


———— "+ 


Plus de bagages à meilleur marché 


La Société Air Canada a annoncé 
une augmentation considérable de 
l'exemption de bagage sur ses services 
domestiques. Cette mesure abolira pres- 
que les droits de surcharge, 

Air Canada permettra aux passagers 
des deux classes, première et économi- 
que, de transporter sans frais trois va- 
lises à bord de tous ses vols d’Améri- 
que du Nord, sous réserve que la plus 
grosse n’ai pas plus de 36 pouces de 
Jong, 26 pouces de haut et 18 pouces 


Une ‘frayeur’ mortelle est-elle possible? 


Londres — Des médecins canadiens 
rapportent dans la dernière édition du 
“Medical Journal” britannique, le cas 
d’une femme qui a peut-être éprouvé 
“une frayeur mortelle”, dans le sens 
littéral du terme, par la prédiction d’u- 
ne cartomancienne. 

Pour ce qui est de Ja femme dont 
parlent les médecins canadiens, une 
diseuse de bonne aventure lui avait pré- 
dit, dès l’âge de cinq ans, qu’elle 
mourrait à 43 ans. Une semaine après 
son 43e anniversaire de naissance, à la 


Saint-Albert 


Nos remerciements sincères aux pè- 
lerins des paroisses voisines et aux 
paroïissiens qui sont venus en grand 
nombre pour la journée du 15 août 
dernier. 

Les 1500 personnes présentes ont pu 
jouir de la température idéale et l’on 
peut dire que le pèlerinage fut un 
grand succès. 

Durant la grand-messe de l’après- 
midi, messe prêchée par le R.P. F. Thi- 
bault, omi., le Frère Bokenfohr de 
St-Aïbert prononça ses voeux perpé- 
tuels. 

Nos remerciements tout particuliers 
vont aux membres des Chevaliers de 
Colomb, aux Dames de la Ligue Ca- 
tholique ainsi qu'aux Chevaliers de 
YAutel de la paroisse pour leur dé- 
vouement et leur assistance lors de 
cette journée, 

Mile Louise Morin, fille de M. et 
Mme Philippe Morin de Saint-Albert 
est revenue d’un voyage d’études à la 
Baie St-Paul, province de Québec. Ce 
voyage avait été organisé par la so- 
ciété Saint-Jean-Baptiste de Québec. 
Elle est demeurée durant deux semai- 
nes, participant au programme spécia- 
lement préparé à leur intention. Louise 
était l’une d’un groupe représentant 
la Jeunesse canadienne-française de 
l'Alberta. Nos félicitations, Mlle Morin. 

M. et Mme J. Rouault et Simone sont 
de retour d’un voyage en Europe; ils 
voyagaient par avion. 

M. et Mme Rémi Lafranchise ont vi- 
sité plusieurs endroits de la Colombie 
Britannique et de la Saskatchewan. 

C'est avec regret que nous disons 
“au revoir” au R.P. Louis Morin, o.m.i. 
vicaire de notre paroisse. Afin de lui té- 
moigner notre reconnaissance pour l’ex- 
cellent travail qu'il a accompli durant 
les nombreuses années où il est demeu- 
ré parmi nous, les Dames de la Ligue 
Catholique servirent un thé de 2 à 4, 
dimanche le 29 août, Nous lui offrons 
nos voeux de succès à son nouveau pos- 
te à l'Etoile du Nord, 


suite d’une intervention chirgicale mi- 
neure, cette femme est morte du choc 
opératoire. Ce n’est qu'après son décès 
que les médecins furent mis au courant 
des prédictions de la cartomancienne. 
La femme, avant son opération, avait 
fait part de ses frayeurs de mourir de- 
vant sa soeur çt une infirmière. 

Les médecins s'interrogent mainte- 
nant à savoir si la grande tension émo- 
tive de cette patiente, en plus du stress 
physiologique de Ja chirurgie, aurait 
eu quelque rapport avec son décès. 


JEAN-COTE 


Après une Jongue et pénible mala- 
die, M. Frégé Turcotte est décédé à 
l'hôpital Général d'Edmonton, à l'âge 
de 56 ans et 8 mois. 

Né à Drummondville, Qué., il de- 
meurait en Alberta depuis 35 ans, Il 
laisse outre son épouse, Melvina Gi- 
rard, 13 enfants qui sont: Guy, Lucie, 
Laurent, Simone, Albert (professeur), 
Lucien, Soeur Angèle du Sauveur, c.s.c. 
Fernand, Jean-Claude, Germaine, Ri- 
chard, Ubald et Thérèse, 

1 laisse également ses brus et ses 
gendres: Mme Guy (Henriette Bégin), 
Mme Laurent (Cécile Lefevre), Mes- 
sieurs Jacques et Lorenzo Tailleur. Sa 
mère âgée de 81 ans demeurant à Drum- 
mondville assistait aux funérailles ain- 
si qu'Améria (Mme Aïbert Lemire) sa 
soeur, et son frère M. Armand Coif- 
feur de Drummondville. 

Il laisse aussi ses soeurs et beaux- 
frères: M. et Mme Emile Lemire (Al- 
freda), de St-Zéphirin de Courval, 
Qué., M. et Mme Armand Beaulieu 
(Germaine), M. et Mmes Jules Marcot- 
te (Bernadette), Mme Veuve Lucienne 
Breton, M. et Mme Jean-Louis Proulx 
(Thérèse), M. et Mme François Ber- 
nier (Rita), de Drummondville, M. et 
Mme Fernand Sévigny (Marguerite) 
de Montréal. 

Ses frères et belles-soeurs. Messieurs 
et Mesdames Ernest et Rosario Tur- 
cotte de St-Joachim, Qué. M. et Mme 
Antonio Turcotte, de St-Cyrille, Qué. 
M. et Mme Hervé Turcotte de Drum- 
mondville, Qué. 

Le service funèbre fut chanté par 
M. l'abbé Roland Tardif, curé de Ja 
paroisse. Une foule nombreuse était 
venue rendre un dernier hommage au 
disparu. Les porteurs étaient MM. E- 
liphe, Didier, Wilbrod, Augustin, Jean- 
Marie et Joseph Girard. Louis-Philippe 
portait la croix. ‘Tous sont frères de 
Mme Frégé Turcotte. 

A la famille cruellement éprouvée, 
nous présentons nos plus sincères con- 
doléances. 


La 


de large, et que les deux autres soient 
de dimensions moindres. 

En vertu des nouvelles exemptions, 
le bagage de chaque passager pourra 
équivaloir à une grosse valise d’hom- 
me (three-suiter) à une valise moyen- 
ne (two-suiter) et à une mallette, pour- 
vu que celle-ci puisse loger sous le fau- 
teuil. 

On percevra des droits minimes sur 
les valises supplémentaires ou plus 
volumineuses: $2 dans le cas d’un tra- 
jet aller de moins de $25; $3 de $25 à 
$50; $4 de $50 à 8120; $5, de $120 à 
$200; $6 pour un trajet aller de plus de 
$200. 

Il en coûte présentement $60 pour 
une surcharge de 100 livres entre Mont- 
réal et Vancouver. Sous le nouveau 
régime d’exemption, on ne déboursera 
que $4 pour transporter une valise vo- 
lumineuse ou supplémentaire sur le 
mème trajet, 

Ce régime doit entrer en vigueur le 
17 septembre, mais Air Canada a l'in- 
tention d'en hâter l'établissement si 
les facteurs techniques le lui permet- 


tent. 
0 


BONNYVILLE 


Le Département des Terres et Fo- 
rêts de l'Alberta a annoncé cette semai- 
ne Ja fermeture définitive de ses Dbu- 
reaux de Lac La Biche et Bonnyville. 
Un nouveau bureau sera ouvert à St- 
Paul sous l’habile direction de Mme Cé- 
cile A, Lapierre, de Bonnyville, Les 
Lapierre ont donc vendu leur maison 
de Bonnyville à M. Kenneth Fraser et 
aménageront bientôt à St-Paul. 

C'est une promotion bien méritée 
pour Mme Lapierre qui est au service 
du Département depuis plus de douze 
ans. 

Une réception leur fut offerte pour 
marquer leur départ, Un groupe d’amis 
intimes leur présenta un joli cadeau. 
Organisée à la dernière minute par 
M. et Mme Edgar Landry, la réception 
eut lieu à la résidence de M. et Mme 
Doret Landry. Les dames s'étaient oc- 
cupées du réveillon et les hommes . .. 
du reste! 

Les amis présents étaient: M. et 
Mme Edgar Landry, Mme Charles 
Beaupré et sa fille Mme Jesse Baïk, 
M. et Mme Doret Landry, M. et Mme 
Joffre Landry, M. et Mme Paul Bougie, 
M, et Mme Jos Levasseur, M. Edmond 
Lessard, M. et Mme Philippe Durocher. 

La soirée se déroula fort agréable- 
ment; musique, chaude partie de car- 
tes, et enfin, réveillon. Nous garderons 
tous un excellent souvenir de cette 
réception. 

Le R.P. jean Gariépy, o.m.i., fils de 
M. le juge Edouard Gariépy est arrivé 
à Bonnyville où il remplacera le RP. 
Frappier qui retourne aux missions 
indiennes, Nous lui souhaitons Ja plus 
cordiale bienvenue et nos voeux’ de 
succès accompagnent le R.P, Frappier 
dans ses nouvelles fonctions. I] s'était 
acquis une réputation enviable parmi 
nous, surtout par son travail auprès des 
jeunes, des scouts en particulier. 

Le R.P. Georges E, Durocher, est de 
retour de Seattle, Washington. Il à sui- 
vi durant 5 mois un cours en sciences 
bibliothécaires. À son retour il est de- 
meuré chez ses parents durant une se- 
maine. 


® 


JOUSSARD 


Cours de natation 

Le village de Joussard, situé sur les 
bords du Petit Lac des Esclaves, comp- 
te environ 400 âmes. L'occupation 
principale y est l'élevage des visons et 
la pèche commerciale. C'est une nécessi- 
té pour plusieurs de connaître et pré- 
voir les dangers de l'onde. 

Durant le mois d’août, les jeunes et 
les plus âgés ont bénéficié de cours de 
natation qui furent donnés par M, Den- 
nis O. Donnell, instructeur qualifié de 
l'Université de l'Alberta. ‘Les démar- 
ches avaient été faites par Mme An- 
tonio Charois et le Comité des Sports 
local s'était chargé d'améliorer une pla- 
ge de sécurité et d'utilité publique. 

Les leçons de natation s'adressaient 
d'abord aux jeunes de 5 à 16 ans, di- 
visés en trois groupes qui venaient trois 
fois par semaine. Deux soirs par semai- 
nes étaient réservés aux adultes qui 
pouvaient y recevoir les cours appro- 
priés. 

Tous ont pu entendre ou participer 
aux instructions de natation, aux dan- 
gers de la noyade, à la respiration ar- 
tificielle, aux premiers soins ainsi que 
la sécurité sur l'eau. 

A Ja fin des cours, un film fut présen- 
té à toute Ja population, à Ja salle du 
village, et plusieurs pancartes rappel- 
lent Yopportunité de ce service qui 
devrait continuer à l'avenir à Joussard. 
Visiteurs 

M. et Mme Pierre Dalton et leurs 
quatre enfants élaient en visite chez jes 
familles W. Charrois et J. Carrier. Ils 
en profitèrent aussi pour visiter plu- 
sieurs amis. 

M. et Mme A. Leblanc et M. et Mme 
L, Gagnon recevaient la visite de M. 
et Mme Albert Blouin de Dawson Creek 
qui étaient accompagnés de leur gar- 
çon Robert et de leur nièce Mile Loui- 
se Jacob. 

La famille Léon Gagnon de Slave 
Lake était en visite chez M, et Mme 
W. Gagnon. 

M. et Mme Lucien Comeau sont de 
retour d'un voyage à Edmonton où ils 
ont rendu visite à leur parenté. 

À tous les élèves et aux professeurs 
qui reprendront le chemin de l’école 
dès le premier septembre, nous souhai- 
tons bonne chance et bons succès. 

Mme K. Enders et sa soeur Anita 
Charrois se rendront à la ville pour 
y passer quelques jours. 

Le jeune Charles Couturier, enfant 
de M. et Mme W. Couturier demeure- 
ra à l'hôpital sous observation et sous 
les soins du médecin durant une se- 
maine, 


a — 1. 


Ringo Starr, Je batteur des 


Beatles a demandé et obtenu que 
Fon change l'expression de son 
visage au musée de cire Tussaud 
de Londres. Autrefois souriant, 
le voici maintenant pensif et mé- 
lancolique. 


Nous avons un 
choix complet de 
vêtements et 
accessoires 

pour le clergé.- 
Cadeaux idéals 
pour le jeune 
séminariste. 


GRAND CHOIX DE VETEMENTS 
pour le clerge 


page 5 


= ï ” 
Saint-Joachim 

Dimanche le 29 août, nous avons 
cu l'honneur d'assister à In messe de 
‘5 hrs, chantée par son Excellence Mgr 
A. Jordan, o.mi, suivie d'un banquet 
données par les Chevaliers de Colomb, 
du conseil La Vérendrve. Mgr Jordan 
quittera Edmonton le 8 septembre pour 
assister à la dernière session du Con- 
cile oecuménique à Rome. A son Ex- 
cellence, nous souhaitons bon voyage. 


M. Louis Prince est de retour d'un 
voyage en Saskatchewan. 

Mme Richard Arcand, a fait un séjour 
à J'hôpital. 

À tous nos malades, spécialement 
ceux qui sont hospitalisés, prompt ré- 
tablissement. 

Condoléances: 

Nos sincères condoléances à là famil- 
le Baxter, à l'occasion du décès de 
Mme Pat Baxter. 

Va et vient: 

M. et Mme L.A, Blain sont revenus 
enchantés d'une vacance de quatre se- 
maines dans l'est du pays. En route, ils 
visilérent feur deux fils et famille, le 
Dr Gilles Blain à New York et le Dr 
Robert Blain à Ottawa. 

À Montréal, ils reconduisaient Mile 
Aline Blain qui s'embarquait sur l’'Em- 
press of Britain pour l'Europe. Mile 
Blain, boursière du Conseil des Arts se 
rendra à Londres où elle poursuivra ses 
études de chant et de musique à la 
Royal Academy of Music. Félicitations 
et bonne chance, Aline! 

. + 


Un enfant sur une bicyclette peut 
représenter une menace pour les vé- 
hicules moteurs, petits ou wros. Le 
jcune cycliste qui enfreint les règle- 
ments peut être invisible pour le con- 
ducteur d’un gros véhicule. L'enfant 
qui s'accroche aux côtés d'un camion 
ou à l'arrière d’un camion, peut faci- 
lement être la cause d’un sérieux ac- 
cident et peut même y perdre Ia vie. 


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000. Toute réponse sera considérée 
confidentielle. Pour plus amples in- 
formations, écrire au Director of Mar- 
keting, P.O. Box 14049, St-Louis, 
Missouri, 63178. 


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avec une veuve de 66 ans. Bonne rési- 
dence en face de l’église. 
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La température est fort maussade de 
ce temps-ci; à certains endroits, il y 
a eu de la grêle de 25 à 100%. 

Madame Julien Nobert avait la gran- 
de douleur d'apprendre le décès de 
son cousin, M. l'abbé Vianney Sava- 
ria, ancien curé de la paroisse N.-D. 
du Perpétuel-Secours de Ville-Emard, 
à Montréal. Les trois frères religieux 
lui avaient rendu visite en juillet der- 


nier. 


dans Laboratoire technologie médicale 


Par l’entremise de l'Hôpital Général d'Edmonton pour 
une personne ayant passé son Immatriculation senior avec 
une moyenne d’au moins 63% et désirant entrer dans la car- 
rière de technologie médicale. Les classes débuteront mardi 
le 7 septembre. Si vous êtes intéressé, téléphonez Soeur 
Hulle ou M. Corble immédiatement, 488-8181, entre S h a.m. 


et 10 h p.m. 


trangers aux Etats-Unis pourront dé- 
sormais être déclarés “Personae non 
gratae” s'ils méprisent avec trop d’in- 
sistance les règlements de la circula- 
tion automobile, La mise au point par 
le département d’Etat d’une nouvelle 
procédure destinée à remédier aux ex- 
cès de d'immunité diplomatique en ma- 
tière de circulation automobile a été 
annoncée dans une réponse écrite du 
secrétaire d'Etat Douglas MacArthur 
au sénateur Clifford Case du New 
Jersey. 


Il se fera un plaisir de vous servir. 


Dithich 


10164 - 101 rue, Edmonton, Alberta 
Téléphone 422-3536 


LA SURVIVANCE 


Mercredi le ler septembre 1965 


MOON SPINNERS 
Adultes et adolescents. 


Anglo-américain; 1964; 118 min.; 
Technicolor. Film d'aventures réalisé 
par James Neilson avec Hayley Mills, 
Peter McEner et Eli Wallach, d’après 
le roman de Mary Stewart. 

Deux touristes anglaises, Nikky Fer- 
ris et sa tante Frances, s'arrêtent dans 
une auberge de Crête, malgré les ob- 
jections du frère de la logeuse, Stratos, 
récemment débarqué d'Angleterre, 
Nikky fait bientôt la connaissance d’un 
jeune compatriote, Mark Camford. Ce- 
lui-ci, victime d’une attaque de Stratos 
et d'un complice, se réfugie dans une 
chapelle de a montagne; Nikky l'y 


retrouve et le soigne, Mark apprend 
+ 


Cénéma dt caler 


Films à l'écran 


à la jeune fille qu’il croît Stratos cou- 
pable du vol d’un collier précieux. En- 
semble, Mark et Nikky empêcheront 
le criminel de disposer du fruit de 


son vol et le livreront à la police. 


Les productions Walt Disney s'es- 
saient ici dans un genre nouveau pour 
leur maison: le “suspense”. La réalisa- 
tion est plutôt impersonnelle et n'a pas 
su créer le rythme voulu pour maintenir 
la tension. Cela est quelque peu com- 
pensé par le pittoresque du paysage et 
par l’ardeur des jeunes interprètes dont 
le jeu original agrémente la séquence 
finale. 

Appréciation morale: Les jeunes hé- 
ros font preuve de courage et de géné- 
rosité. Le genre du film, entraîne quel- 


ques violences. 
+ 


Paul VE invite les canadiens 
à une grande charité fraternelle 


Ottawa (CCC) — Sa Sainteté le Pa- 
pe Paul VI, témoin impuissant des mul- 
tiples fléaux qui sévissent à travers le 
monde, dance un vibrant appel aux 
Catholiques du Canada en les invitant 
à prendre collectivement conscience du 
fait que les problèmes de la pauvreté 
et de la faim constituent aujourd'hui 
Jun des plus terribles maux de l’hu- 
manité. 


L'appel du Pape à la charité frater- 
nelle des Canadiens aura lieu le 12 sep- 
tembre prochain, dans toutes les églises 
et chapelles du pays, alors que se tien- 
dra la 16e Collecte annuelle pour les 
Charités papales, et les Oeuvres de 


l'Episcopat canadien. 
». 


Le Saint-Père, en tendant ainsi la 
main au nom de ceux qui souffrent, 
pose un geste qui honore les Catho- 
liques canadiens conscients de Ja si- 
tuation privilégiée que leur confère 
leur titre de nation riche et prospère. 


“De droit naturel, disait Saint Tho- 
mas d'Aquin, toutes choses sont com- 
munes: elles doivent être mises en com- 
mun en temps de nécessité”. Si, à cette 
évidente vérité, l’on ajoute l'énoncé 
selon lequel la charité d'aujourd'hui 
prépare la justice sociale de demain, 
comment peut-on renoncer à assumer 
ce devoir qu'ont tous les hommes de 
partager avec leurs frères dans le besoin? 

De tous les coins du globe, des hom- 
LA 


680 au cadran 


SN Le dimanche à 4h 30pm. 
Re re Cette semaine: 


Lucia Di Lamermeor 


opéra en trois actes de 
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seul hôtel “rond” au pays. Ouvert depuis peu, cet hôtel 
compte 142 chambres, une piscine chauffée et plusieurs 
salles de banquet. La salle à dîner prineipale peut ac- 
commoder 200 convives. Autre particularité, cet hôtel 
est la propriété de 1800 personnes, toutes actionnaires 
de l’Amalsamated Properties Limited. 


+ 


mes accablés par des souffrances mora- 
les et physiques et privés du plus strict 
nécessaire adressent chaque jour au Vi- 
caire de Jésus-Christ plus de 1,000 
demandes d'assistance, toutes plus pa- 
thétiques les unes que les autres. 

Même pour le Chef suprême de VE- 
glise, il est humainement impensable 
d'espérer en arriver un jour à soulager 
convenablement toutes ces misères hu- 
maines: mais, dans Son immense géné- 
rosité, le Saint-Père tend chaque jour 
de l’année une main secourable vers 
cette multitude, dont l’indigence est 
indescriptible, pour distribuer tout ce 
dont il dispose. 

Le coeur et la main du Saint-Père 
ne se dassent jamais, animés qu'ils sont 
par le principe même de l'Amour; mais 
il n’en va pas ainsi des ressources dont 
le Pape dispose pour venir en aide à 
ces millions d'hommes, de femmes et 


d'enfants. 
+ 


+ 


Voilà pourquoi, chaque année, le 
Pape invite les Catholiques du monde 
entier à partager, dans la mesure de 
leurs moyens, avec leurs frères dans 
le besoin. La charité universelle de 
l'Eglise permet aux mieux nantis d’ac- 
complir un devoir essentiel de justice 
sociale en collaborant, à titre individuel, 


- à Ja répartition plus équitable des biens. 


La présence de l'Eglise des Pauvres . 


auprès des miséreux sera assurée dans 
la mesure où ses membres feront preu- 
ve d’une générosité que seul peut ins- 
pirer la véritable charité fraternelle du 
Christ. 


Au Canada, la Collecte pour les Cha- 
rités papales est organisée à travers tout 
le pays par l’Episcopat et se tient sous 
les auspices de la Conférence Catholi- 
que Canadienne qui est l'association 
des Cardinaux, Archevêques et Evêques 


du Canada. 
e 


6,000,000 voitures emprunteront 
les routes à la Fête du Travail 


Le Conseil canadien de la sécurité 
routière estime à 6,000,000 le nombre 
des voitures qui emprunteront les rou- 
tes canadiennes au cours de la fin de 
semaine de la Fête du Travail. Ceci 
représente plus de la moitié de la pro- 
duction totale des véhicules à moteur 
au Canada, depuis l’année 1904. 

Le Canada, rapporte le CCSR, comp- 
te quelque 500,000 milles de routes et 
rues. Ceci représente 12 voitures au- 
tomobiles au mille. Au dire de M. W. 
Bryce, directeur administratif du Con- 
seil, “S'il n’y avait que 12 voitures au 
mille sur les routes et les rues du pays, 
au cours de la fin de semaine de Ja 
Fête du Travail, ce scrait presque Y'U- 


topiel Malheureusement, Je trafic tend ” 


à se concentrer.” 

Selon lui, le mouvement rapide d’un 
trafic automobile dense sur les artères 
principales et autour des grands centres 
urbains est susceptible de créer des 
embouteillages de proportions géantes 
et les situations Jes plus dangereuses. 


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M. Bryce recommande à tous les con- 
ducteurs d'être constamment aux a- 
guets pour tout signe de danger proba- 
ble, et prêts à agir sur le champ. 


Le chapelet 
à CHFA 


SEPTEMBRE 
1—-La Paroisse St-Joachim d’'Ed- 
monton 
La Paroisse de St-Albert 
3—La Paroisse St-Jean-Baptiste 
de McLennan 
4—La Famille de Mme G. Blan- 
chette du Château de Legal 
G—Les Familles Octave Challier 
et Henri Guenette de Falher 
7—La Paroisse St-Emile de Legal 
8—Les Familles de Mme M. et 
Laurier Maisonneuve de 
Donnelly 
9—La Famille de M. J. Arthur 
Routhier de St-Paul 
10—Les Dames de Ste-Anne de 
Jean-Côté 
11—Les Employés de l’Hôpital Gé- 
néral d’Edmonton 
13—La Famille de M. Charles 
Guenette de Falher 
14—Rév. Fernand Croteau Curé 
Paroisse Cathédrale de St- 
Paul 
15—Les Familles B. Dessureau et 
Roval Lapierre de Bonnyville 
16-—-Les Paroissiens de St-Guy, 
Guy, Alberta 
17—Le Conseil LaVérendrye des 
Chevaliers de Colomb d’Ed- 
_monton 
18—La Famille de M. David Amy- 
otte de Gooderidge, Alta 
20-—La Famille de M. Gérard 
Guindon et Fils de Falher 
21—La Famille de M. Joseph L. 
Paquette de Donnelly 
22—-Les Familles Arthur Lapointe 
et Jules Muller de Bonnyville 
23—Les Dames de Ste-Anne de 
Morinville 
24--La Famille de M. EJ. Laperle 
de Winterburn 
25—La Paroisse de lImmaculée- 
Conception d’Edmonton 
27—La Famille de M. Gérard 
Gaudreault de Falher 
28-—La Famille de Mme Agnes Le- 
‘duc de Morinville 
29—Radio Edmonton Ltée 
30—Les Vieillards du Foyer You- 
ville de St-Albert 


2 


Lettre aux fermiers 


Des milliers d’éleveurs canadiens se 
prévalent de ce programme mais des 
milliers d’autres n’en connaissent pas 
encore la valeur. 


Le régime du Contrôle d'aptitudes 


est le moyen le plus sûr de vérifier 
l'aptitude des bestiaux à produire de 
Ja viande et du lait. 

Le Contrôle d’aptitudes vous ren- 
seigne sur les exigences et le rende- 
ment d’un animal. Il vous permet d’évi- 
ter l'à-peu-près dans le calcul des 
frais de production, et de garder seule- 
ment les animaux qui seront le plus 
rentables, 

Certains programmes sont en vigueur 
depuis des années: la continuité est 
nécessaire pour assurer que les sujets 
‘élevage maintiennent les caractères 
de leur parents. Ces programmes con- 
tribuent à lexpansion du commerce 
d'exportation des bovins et à une plus 
grande production de boeuf et de porc 
des catégories supérieures. 

Depuis quelques années, il existe 
une demande sans précédent pour les 
catégories supérieures de viande et 
des prix plus élevés sont payés pour 
les animaux de haute qualité. 
AUGMENTATION DES 
RENDEMENTS LAJITIERS 

Le programme de Contrôle d’apti- 
tudes des bovins laitiers a aussi con- 
tribué à accroître les rendements mo- 
yens. Au cours des vingt dernières an- 
nées, une race en particulier prétend 
avoir augmenté considérablement le 
pourcentage de gras dans le lait. 

Environ 4,000 propriétaires inscri- 
vent chaque année 100,000 vaches de 
races au régime fédéral du Contrôle. 
Les certificats délivrés indiquent la 
production de chaque vache comparée 
à la moyenne de la classe et de la 
race — moyenne nationale basée sur 
des milliers de relevés pour une pé- 
riode de quatre ans. 

Des programmes semblables pour 
les troupeaux commerciaux sont admi- 
nistrés par les provinces: il s’agit des 
régimes Dairy Herd Improvement et 
Owner Sampler Testing. 

Les données provenant de ces sour- 
ces passent dans des calculatrices à Ot- 
tawa, et avec les données du Contrô- 
le d’aptitudes, aident à évaluer les 
taureaux utilisés aux centres d’insémina- 
tion artificielle. 

Le pointage est basé principalement 
sur le rendement des filles; et comme 
il est possible d'obtenir d'un même 
taureau beaucoup plus de filles par l’in- 
sémination artificielle que par des ac- 
couplements naturels, ce pointage de- 
vrait jouer un rôle important dans le 
choix des reproducteurs. 

Ces dernières années, le Contrôle a 
relevé ses normes et amélioré ses ser- 
vices. La participation au programme 
a augmenté; on reconnaît donc l'im- 
portance du régime dans l’identifica- 
tion des taureaux et vaches de premi- 
ère qualité pour l'élevage commercial. 
EPREUVE DES BOVINS 
DE BOUCHERIE 

Ici, les facteurs importants sont l'ap- 
titude au gain, la conformation et la 
valorisation efficace des aliments, tou- 
tes qualités transmissibles par les pa- 
rents. La différence de gain journalier 
entre veaux d’un même troupeau, ali- 
mentés et élevés ensemble, peut re- 
présenter jusqu’à $50 en viande, à l’à- 
ge d’un an. 

Epreuve des troupeaux. Des veaux 
de même âge et de même sexe sont a- 
limentés en groupe sur la ferme. Cha- 
que année, environ 10,000 veaux su- 
bissent l’épreuve dans les provinces; 
le ministère de l’Agriculture du Cana- 
da coordonne le programme et trans- 
met les résultats. Ces résultats permet- 
tent à l’éleveur de choisir des repro- 
ducteurs dans son propre troupeau. 


Sécurité familiale 


Bonne fête! 


M. Victor Belisle, Edmonton 

M. Raymond J. Brault, Edmonton 

Soeur Anna Laforge, s.c.e., 
Bonnyville 

M. Robert Lafrance, Lafond 

M. Marcel Joly, St-Paul 

M. Omer Laflamme, Falher 

M. Raymond CG. Baril, Rome, Italie 

M. G. Hormidas Boissonneault, 
Morinville 

M. Léo Brochu, Morinville 

M. David L. Maynard, Edmonton 

M. Ian MacQuarrie, Red Deer 

M. Maurice J. Lorieau, Edmonton 

Mlle Marie-Andrée Tremblay, 
Edmonton | 

M. Pierre Viel, Mallaig 

M. Vianney N. Joly, St-Paul 

M. Anthony Hittinger, Edmonton 

M. Marcel A. Leblanc, Beaumont 

M. Rosaire J. Tessier, Edmonton 

M. Maurice H. Nadeau, Picardville 

M. Armand D. Beaudoin, Beaumont 

M. Roger Fournier, Meander River 

M. Raymond N. Letourneau, St-Paul 

M. Alphonse Nobert, Morinville 

M. Jacques Boucher, Edmonton 

M. Raymond Côté, Falher 

M. Aimé Gosselin, Guy 


Comité du Chapelet, 
Poste CHFA, 

10012 -109%e rue, 
Edmonton, Alberta, 


Mon cher Monsieur, 


Veuillez trouver ci-inclus mon offrande 
de $.................... pour aider au maintien de la récitation 
quotidienne du Chapelet à la Radio. 


Nom 


CCECLCP ELLE PELTEL CEE CELELCCECEECECECCE ECC EE CCEP EEE EE CPE EONEOETSRRENRTRESRNNENETNEENEENEREn 


Epreuve des taureaux de race aux 
stations. Des jeunes taureaux prove- 
nant de différents troupeaux sont ali- 


mentés et évalués dans les mêmes con-. 


ditions. Ici encore le ministère de l’A- 
griculture du Canada coordonne le 
programme et transmet les résultats. 
Epreuve de la progéniture des tau- 
reaux. Il s'agit de l'alimentation en 
groupe de la progéniture de divers 
taureaux, et de l’appréciation des car- 
casses. L'épreuve des veaux jusqu’à 
‘âge du marché permet d'évaluer la 
transmission par Je taureau, des ca- 
ractères désirables. : 


CONTROLE D'’APTITUDES 
DES PORCS 


L'amélioration de la production com- 
merciale des porcs repose sur l'élevage 
de lignées améliorées de porcs de 
race qui serviront de reproducteurs. 

Seuls les truies et verrats enregistrés 
sont admissibles au Contrôles d’aptitu- 
des. 

Le ministère de l'Agriculture du 
Canada dirige le programme et les sta- 
tions d’épreuve. L'évaluation d’une 
truie est basée sur le poids à un certain 
âge, la qualité de la carcasse et la 
valorisation des aliments par un grou- 
pe de quatre porcs provenant de sa 
portée. En ce qui concerne le verrat, 
on utilise les relevés d’un minimum de 
trois groupes de ses portées. 

Les groupes à l'épreuve peuvent ë- 
tre alimentés sur la ferme; les carcas- 
ses sont alors évaluées tout comme 
celles des sujets nourris aux stations. 

Les exigences des producteurs de 
porcs commerciaux visent la grosseur 
de la portée, la vigueur, le taux de 
croissance, la valorisation des aliments 
et la qualité de la carcasse. Le pro- 


gramme du Contrôle d’aptitudes offre 
+ 


LE VERITABLE OUTIL 


Le véritable outil de notre émanci- 
pation, ce n'est pas l'Etat qui le pos- 
sède mais bien la population pourvu 
qu’elle comprenne enfin l'importance 
et la nécessité de la solidarité écono- 
mique. Voilà une vérité toute simple, 
qui ne change pas avec les semaines et 
qui peut facilement être décrite sans 
recours aux grandes formules. La soli- 
darité économique que prêche le CEE 
et qui fait d'objet de ses campagnes 
de propagandes est simplement une 
manière d'être et d'agir qui devrait se 
retrouver chez tous les membres de 
notre groupe ethnique. On ne parle pas 
de solidarité économique à un Anglais 
ou encore aux autres groupes qui com- 
posent notre population. Elle se pra- 
tique par tous, excepté chez nous, pour 


le moyen le plus sûr d'évaluer l'aptitu. 
de à la croissance et la qualité de La 
carcasse. 

Eleveur de bestiaux, il ne vous est 
pas plus permis d'ignorer les résultats 
des épreuves du Contrôle que les essais 
de qualité et de rendements des pro. 
duits utilisés sur votre ferme. 


Le L 


La 

Conférence Mousseau 
NS 4 e CA 
à l'université 

C’est le Dr Robert A. Good, profes. 
seur en pédiatrie et en microbiologie 
de l’université du Minnesota, qui sera 
le conférencier invité, cette année, à Ja 
Conférence Mousseau. I] parlera le Jun. 


di 13 septembre à 8h30 à l’auditorium 
de l'édifice Math-Physics à l’université, 


Le sujet de sa conférence sera: “Le 
développement des systèmes lymphoïdes 
et leur capacité immunologique”. 

Cette conférence annuelle est orga. 
nisée en l'honneur du Dr Louis-Philip. 
pe Mousseau qui, durant de nombreuses 
années, fut chirurgien en chef et direc. 
teur du personnel médical de l'hôpital 
Général d'Edmonton. Il fit également 
partie du Bureau de direction de l’uni. 
versité de 1948 à 1954. 


Cette conférence est sous de patrona. 
ge du personnel médical et des soeurs 
Grises de l'hôpital Général. Son but 
est de permettre, chaque année, l'audi. 
tion à Edmonton d’une personnalité du 
monde médical international. 


L ° 


Parmi les 10,564 morts accidentelles 
enregistrées en 1964, les personnes du 
sexe masculin figurent au nombre de 
7,614 (72.1 pour cent), et les personnes 
du sexe féminin, au nombre de 2,950 
(27.9 pour cent), soit dans des pro- 
portions de 13 contre 5. 


+ 


des raisons qui sont assez bien connues, 

C'est précisément cette défiance gra- 
ve de notre comportement qu'i faut 
combler et c’est le devoir de nos chefs 
politiques de ne pas oublier cette tâche 
essentielle, même si elle se prête à 
des exposés moins brillants que ceux de 
la planification et de la décentralisation. 


Nous avons mentionné précédem- 
ment que la période des vacances doit 
éloigner des préoccupations quotidien- 
nes pour donner un peu de sérénité à 
l'esprit. C'est un excellent moyen de 
l’atteimdre que de penser à la vérita- 
ble évolution que nous connaîtrions en- 
fin dans la Province si nous étions plus 
unis. 

Le laissez-passer juil. 1965 


Grande nouvelle a Schola 


Vient de paraître 


L'Affaire BRADET 
par Yolande Chéné 


Un livre de choc qui intéresse tout adulte Laic ou Religieux 


L’'AFFAIRE BRADET Un religieux qui reçoit un ordre de 


son supérieur où un prêtre de gauche à qui l'on impose le 


silence ? 


L'AFFAIRE BRADET est-ce le problème de la liberté d'ex- 


pression? Est-ce encore autre chose? par exemple le sacer- 


doce d'aujourd'hui? 


L'AFFAIRE BRADET c’est plus que l'affaire Bradet. 


En vente sous peu à la Librairie Schola 
.11540 - avenue Jasper 
Tél.: 488-1212 


$1.00 seulement 


La semaine à 


TEMOIGNAGES 


(une émission de Radio-Sacré-Coeur) 
(du 6 au 10 septembre 1965) 


LUNDI: Paul Hamel, S.J., “La dignité méconnue de l’ouvrier.” 
MARDI: Marcel Marcotte, S.J., “Le père de famille: premier éducateur” 
MERCREDI: Jean Galot, S.]., 

“Chanson d’aujourd’hui, miroir de la vie” (P. Duval) 

JEUDI: Pierre Ranwez, SJ. 


“Un mode nouveau d’ 


initiation chrétienne.” 


VENDREDI: Marcel-Marie Desmarais, OP., 
“Une vie féconde peut-elle être heureuse?” 


CHFA -680-10h.15 a.m. 


HORAIRE DE MESSES 


Au service des Canadiens français 
à Edmonton 


IMMACULEE-CONCEPTION : 108A ave et 96e rue — 
7Th.00 — 9h.00 — 10h.30 — 12h.00 et 5h.00 p.m. 
SAINT-JOACHIM: 99e avenue et 110e rne — 
Gh.30 — 8h. — 9h.30 — 11h. — 12h80 — 5h. pm 


SAINT-THOMAS: 8520 - 9le rue — 
Dimanche: 8h. — 9h.30 — 11h. 


Mercredi le 1er septembre 1965 


Eee LA SURVIVANCE Page 7 
RP SR ms 


Canadienne Française de la Colombie 


La Fédération 


: 
: 


Message du président 


À l'horizon.….le soleil se lève 


Dans un peu plus d’un mois, soit à Ja fi 
l'Action de FR Seth A nd è 
c : s fra 
ses régions de notre Province scront invités 
Notre-Dame de Fatima à Maillardville, pour 
sises du vingt-et-unième congrès annuel de 
nationale en Colombie, La Fédération canadienne 


la Colombie-Britannique. 
POLITIQUE DE L'OFFENSIVE 


semaine de 
nçais de diver- 
à se diriger vers 
participer aux as- 
notre association 
-française de 


Lors du banquet de clôture du dernier congrès, j'avais dans 
un discours inaugural présidentiel, intitulé le programme de 
l'année commençante “La politique de l'offensive”. Offensive 
car nous nous étions spontanément rendus compte d’une habi- 
tude vieille et stérile de dix-neuf ans: celle de parler, de re- 
vendiquer, de nous plaindre, de vouloir passer par des inter- 
médiaires, mais Sans jamais de mesures crâniennes et sans Jja- 
mais aller directement aux autorités compétentes et capables 
de remédier à nos griefs. Une armée constamment sur la défen- 


sive ne gagne pas de guerre, 


Il fallait done transformer nos coups de glaive dans l'eau 
en gestes positifs. Ainsi, pour la première fois dans notre his- 
toire, nous avons pris un contact officiel au nom du groupe 
francophone de la Colombie avec un ministre de Ia couronne. en 
l'occurence l'honorable Leslie Peterson, ministre de l'Instruc- 
tion Publique. De plus, dans le domaine culturel. nons avons 


frappé à la porte du gouvernement fédéral, à Ottawa où nous 
avons eu des entretiens avec trois legislateurs fédéraux : l’ho- 
norable Maurice Lamontagne, secrétaire d'Etat, et, par consé- 
quent, responsable de la Société Radio-Canada, ; T.C. Douglas, 
député de la circonscription électorale Burnabv-Coquitlan (y 
comprenant Maillardville) et le leader du Parti Néo-Démocra- 
te: et M. Réal Caouette, chef du Ralliement Créditiste. 

A ces démarches s'ajoutent plusieurs rencontres avee les 
autorités ecclésiastiques colombiennes, canseries sur nos griefs 
scolaires à des auditoires anglophones, et cetera. Et si lon 
voulait alargir le palmarès de la Fédération pour l'année 1965, 
on pourrait y insérer de belles initiatives telles que les deux 
bulletins de l'Ile et celui de la valée de la Fraser. Et enfin d’au- 
tres initiatives dont on ne peut aujourd'hui divulguer la na- 


ture. 


Il ne s’agit pas dans ce message de dresser le bilan du tra- 
vail accompli par la Fédération depuis octobre dernier, plu- 
sieurs personnes, y compris cet antenr s’en chargeront au pro- 
chain congrès; il s’agit plutôt de faire un petit examen sérieux 
de la Fédération en guise de matière à réflection avant octo- 


bre prochain. 


La séparation dans le temps et l’espace d'avec une sitna- 
tion à laquelle on se trouve intimement lié et des contacts avec 
des personnalités et des organismes de l'Est peuvent en favori- 
ser une plus juste appréciation. À la lumière d'entretiens avec 
des Marion, des Neatby, des ministres gouvernementaux, des 
chercheurs et techniciens de la Commission Royale d'enquête 
sur le Bi. et Bi., à Ottawa, des membres du Conseil de la Vie 
française, à Québee, et une comparution devant le Comité par- 
le mentaire de la constitution dans la “vieille capitale” ete. 
amènent un esprit à juger peut-être plus clairement des pro- 
blèmes auxquels il avait pensé, mais sans en arriver à des con- 


elusions. 
LE REVERS DE LA MEDAILLE 


Au deuxième paragraphe de cet article on montre en exerge 
les progrès, si mimines soient-ils de notre association nationale ; 
ce message veut surtout montrer le revers de la médaille. Si 
nos efforts ne sont pas couronnés de succès plus tangibles, no- 
tre association et done ja survivance des francophones colom- 
biens peut courir des dangers sérieux. Sur une population de 
66,970 Canadiens d'ascendance française dont 60% sont assi- 
milés (statistiques fédérales officielles de 1961), notre associa- 
tion enregistre à peine 500 membres à travers toute [a province, 

Le suceès de nos campagnes de recrutement sur Île conti- 
nent s'avère plutôt décevant et le trop petit nombre de mem- 
bres à Maillardville, la plus grande agglomération canadienne- 
francaise de la Colombie, me peine personnellement. ; 

Mettons-nous bien en garde toutefois de vouloir traduire 
le succès d’un mouvement uniquement par le nombre de ses 
porteurs de cartes. Que notre association enregistre encore 
trop peu de membres n'a rien d'étonnant. Lorsqu'on étudie l’his- 
toire de divers mouvements dans le monde, soient-ils nationaux 
politiques ou religieur, on constate que, dans la majorité des 
cas, il à fallu des décennies, voire des générations sinon des 
siècles pour leur donner le succès et l'ampleur qu'on leur con- 


nait aujourd'hui. | 
À cela la Fédération ne 


fait pas exception. Ce qu'il faut 


surtout considérer en ce moment c’est l’élan, un élan pas tou- 
jours perceptible, qu’on a réussi à donner à notre mouvement. 
Le travail populaire que nos amis anglosaxons appellent 
“orass-roots” s’est intensifié dans notre population. 
Soyons de taille à donner à cet élan sa force vive, car G est 
cela de toute évidence le but vers lequel nous tendons. Que d’au- 
euns s’impatientent avee nous c’est compréhensible ; la fantrice 
de cette impatience est souvent la géographie qui nous sépare 
de l'Est ; même sur l'Ile de Vancouver nous souffrons du man- 
que de communication avec Île continent de notre province. 


NOUS NOUS FINANCONS ... OU NOUS NOUS 


DISSOLVONS 


Nous semblons chez nous nous bercer de Fillusion que la 
Province de Québec est obligés de nous aider, que cette pa 
vince française est une source de financement intarissable. Or 
nos amis de l'Est nous recommandent fortement de nous désil- 


Assemblée du conseil exécutif 
dimanche le 13 juin 1965 


Présences: G. Moreau, président; 
Léo Comeau et R. Bruneau, vice-pré- 
sidents; Mme I. Alain, trésorière; A. 
Gaudet, sec. général; l'abbé Nestor 
Therrien, conseiller moral; le R.P. Z. 
Bélanger, ss.5., Réal Topping, direc- 
teur; R. Paquette, agent de fiaison; J. 
B. Goulet, comité de la radio; A. Piolat 
et F. Bouvier. 


1 — Lecture et adoption du procès- 
verbal. 
2 — Correspondance. 


a) Office National du Film: Jes 
films français seront, dorénavant dis- 
ponibles au Vancouver Film Council. 

b) Commission du Centenaire: désire 
la liste des mouvements de jeunesse. 
Requête satisfaite, 

c) Ministère des Affaires Culturel- 
les. Sujet: Visite du Premier ministre 
de Ia province de Québec. 

3 — Rapport financier. 

4 — Rapport du président, 

H déclare son intention de rencon- 
trer Messieurs Lamontagne, Caouette, 
et Douglas, à Ottawa, au sujet de l’ex- 
tension des réseaux français de radio et 
de télévision. L'exécutif approuve. 

5 — Rapport de l'agent de liaison. 

IF signale fa nécessité d’étudier plus 
profondément la question de nos op- 
tions scolaires à la lumière de l’évo- 
lution actuelle dans le système des é- 


coles catholiques du Diocèse de Van- 
° 


couver, Il demande l'approbation de 
l'exécutif au sujet d'un article en pré- 
paration qui doit paraître dans Ja Sur- 
vivance et qui demande aux évêques du 
Canada anglais de se prononcer au su- 
jet du bilinguisme afin que nous puis- 
sions prendre position plus facilement 
au sujet des écoles, (approuvé) 

La discussion est amorcée au sujet 
des écoles sans que personne ne puisse 
suggérer une solution claire. Il est donc 
résolu que des rencontres devront &- 
tre faites au cours de l'été afin de vi- 
der le sujet en dehors des assemblées 
de l'exécutif afin que des propositions 
claires puissent être soumises. 

6 — A Ja suite du rapport des délé- 
gués à l'assemblée du Conseil Cana- 
dien des Associations d'Education, il 
est résolu que toute demande de sub- 
vention de la part du Ministère des 
Affaires Culturelles soit motivée pour 
des buts définis. 

7 — Rapport des cercles 

M. Réal Topping, directeur pour 
l'Ile de Vancouver, rapporte un réveil 
à Port Alberni où une publication men- 
suelle est maintenant en circulation, Le 
cercle de Victoria à maintenant 185 
membres grâce à un travail assidu de 
recrutement, Le recrutement pour 66 
est déjà commencé. 

Sur demande officielle de Victoria, 
l'exécutif approuve l'achat, au coût de 
+ 


Au fil des jours de vacances 


Victoria. 

L'équipe de rédaction de “L’'ECHO” 
vient de faire l'acquisition d’un dupli- 
cateur Gestetner et de deux machines 
à écrire. Ce nouveau matériel d’impri- 
merie sera d’une très grande utilité à 
nos confrères. Félicitations. 

Nos excuses à Prince George. 

Un groupe de touristes de Vancou- 
ver et environs avait lancé le projet 
d’une excursion à nos compatriotes de 
Prince George. On se promettait une 
joyeuse randonnée à l’intérieur de la 
province, avec d’amusantes soirées en 
perspective, Malheureusemnt on ne put 
perspective. Malheureusement on ne put 
sionnistes pour la location d’un autobus. 
A M. Chéramy, à son épouse, au pré- 
sident et à tous les membres du cercle, 
nous présentons nos excuses. Partie re- 
mise. 

Distingué visiteur. 

Nous pouvons dès maintenant an- 
noncer que M. Jean Lesage, premier 
ministre de la Province de Québec, con- 
sacrera Je dimanche, 26 septembre, à 
la population de Maillardville et de 
Vancouver. Le programme définitif de 
la journée n’est pas encore connu. Il 
rencontrera certainement l'exécutif de 
la Fédération et les officiers de nos 
divers mouvements. D'avance nous sou- 
haitons La plus cordiale bienvenue au 
premier ministre de lu Province de 
Québec. 

Vancouver. 

Le RP. Zéphirin Bélanger, S.SS. 
en juillet a passé quelques jours à 
St-Antonin de Kamouraska, Qué., avec 
ses trois soeurs, religieuses des Soeurs 
de la Providence. L'occasion était d’im- 
portance. Sa vieille maman célébrait ses 
88 ans et avait l’insigne bonheur d’a- 
voir près d'elle, pour la première fois 
depuis 40 ans ses neuf enfants. 

Nos Jeannettes au bord de la mer. 

Après une rude année de travail, 
toute Jeannette rêve de cantonnement. 


formes, 


Le 25 juin, celles de Vancouver par- 
taient rayonnantes pour les grèves de 
Birch Bay, état de Washington. Au- 
cun amusement n’est banni du pro- 
gramme des vacances. Les abords du 
chalet retentissent des cris et rires jo- 
veux. Les bains de soleil succèdent 
aux bains de mer. La température est 
idéale. On court dans les bois, on gam- 
bade sur les pelouses, on hume à pleins 
poumons l'air pur et vivifiant de la 
mer. À la tombée du jour, quand les 
corps épuisés réclament un repos, c'est 
le temps propice pour donner satisfac- 
tion aux appétits insatiables autour 
d'un feu de camp. Et lon chante et 
Yon mime des saynètes joyeuses et 
l’on passe trois splendides journées . 
au pays des rêves. 

Nos religieuses en vacances. 

Oui, mais entendons-nous. Pour Îles 
institutrices laïques, le mot “vacances” 
veut dire la plupart du temps, des ran- 
données dans nos montagnes, des en- 
volées à travers le continent et prin- 
cipalement de longues journées sur les 
plages et au bord des Jacs. 

Pour nos religieuses, je parle surtout 
de nos deux communautés qui ont 
charge de nos écoles de Vancouver et 
de Maiflardville, le mot “vacances” a 
une toute autre signification, 11 veut 
dire plusieurs semaines d’études con- 
centrées dans nos universités de Van- 
couver, d'Edmonton, et surtout de Nel- 
son, rendez-vous tout récent de Ja 
gent-consacrée, Et voilà le beau temps 
des vacances déjà fort rogné. Ce n'est 
pas tout. Il reste encore quelques “bel- 
les journées” de libre. Pourquoi ne pas 
y intercaler une retraite de dix jours: 
retraite bourrée de trois ou quatre très 
pieuses conférences, de silence rigou- 
reux, d'examens de conscience profonds 

Quelques-unes de nos bonnes Soeurs 
jouiront peut-être du privilège d’une 
courte promenade de quelques heures 
ici et Jà. N'oublions pas que, même les 


fe SE PT ne 


aide qui continuera sans doute en proportion de nos 


propres accomplissements et de nos besoins. 

En ce qui concerne la radiodiffusion, il y a tout lien de 
croire que très bientôt le réseau français s’étendra à la Golom- 
bie. Il restera notre problème scolaire. Là-dessns, j'ai l'intention 
au prochain congrès de prononcer clairement mes vues person- 
nelles pour tenter de changer notre tâtonnement en action dé- 


cisive. 


RESPONSABILITES DE NOTRE PROCHAIN EXECUTIF 


Le congrès exercera le droit réservé à lui seul d’élire un 
exécutif. Celui-ci devra poursuivre et mener à bonne fin les 


Jusionner .. 


et le plus tôt possible. D'après notre mandat de 


Fraternité française notre association doit d'abord regrouper 
les Canadiens français épars dans la province et augmenter le 


nombre des adhérents. Jusqu 
pas acquittés fidèlement de 
membres (d’après l’esprit et 


*i maimtenant nous ne nous sommes 


notre mandat. Il nous faut 3,000 
1a lettre du congrès de 1963 à Vic- 


ê F 
toria) dans trois ans, 2,500 recrues dans un peu plus ire 
west-à-dire avant l'écoulement complet des subsides de la Fra- 


ternité Française pour 

permettre une opération e 
# #? 

née sera donc l’année de la 


assurer Ja viabilité du secrétariat et 
fficace à notre association. Cette an- 


dernière chance. Pour tenter cette 


dernière chance plusieurs réformes s'imposent : réformes sue 
les primeurs cireuleront parmi les Cercles un mois avant le 
congrès et que je vous exhorte à étudier sérieusement. . 
Le sens de l’expression “l’année de la dernière chance ue 
être bien interpréter: il veut dire qne nous devons prouver cet- 


te année à nous-mêmes d'abord, puis $ 
olonté, plus les moyens humains et ma- 


que nous possédons la v 


à nos bienfaiteurs de l'Est, 


HEAR ; 
tériels, pour donner à notre mouvement les ingrédients néces- 


saires à le rendre éventuelle 


ment viable, solide et progressif. 


Ces éléments de notre futur succès se dessinent déjà. Pi 
les domaines des idées et du recrutement Victoria a excellé; 


Vancouver et Maillardville, 
persévérance de notre Agen 


sociés dévoués, attirent l'attention fr ne, pal E 
du Centre de Loisirs et d’autres initiatives. Prince- 


le projet 


grâce surtout au courage et à la 
t de Liaison et de ses quelques as- 
ancophone, par L’APPEL 


é rien OI it pr igueur. 
George, dans l’intérieur de la province fait preuve de vig 


Même Port Alberni réagit 
Canadiens-français. 


Nos compatriotes du Q 


notamment avec son Bulletin des 


uébec, particulièrement le Conseil 


de la Vie Française, Fraternité Française et le Re 
Affaires culturelles nous apportent leur aide ’sous divers 


initiatives prises durant l’année bientôt écoulée: continuer Îles 
dialogues entamés avec les autorités ecclésiastiques, provin- 
ciales et fédérales, définir et faire accepter à la population fran- 
cophone un statut scolaire conforme à notre mentalité, à nos 
aspirations culturelles et religieuses, et insérable en même 
temps dans le contexte du programme scolaire de l'Etat. 
Comme critère de choix il est done impérieux que les con- 
ressistes considèrent la compétence et le dévouement des can- 
didats et omettent toute considération régionale ou paroissiale. 


COLLABORATION, OUI... UN MANDAT, NON ... 


Quant à moi je n’accepterai pas un deuxième mandat à 
la présidence. Depuis les huit ans, dont six dans l'exécutif, que 
je m'occupe très activement de la Fédération et de la cause 
française en Colombie, mes occupations personnelles se sont 
considérablement accrues. À part quelques déceptions, d’ail- 
leurs normales dans toute société humaine, ces années au ser- 
vice de la cause n’ont été une véritable école. Elles ont cepen- 
dant exigé de ma carrière professionnelle des sacrifices aux- 
quels je ne puis plus consentir. Toutefois, comme dit Edith 
Piaf dans une de ses plus belles chansons : “Non, rien de rien. 
Non je ne regrette rien.” 

D'avance je promets à mon successeur et au nouvel exécu- 
tif, quel qu’ils soient, mon entière collaboration et je lenr ex- 
prime mes meilleurs voeux de succès dans la direction de nos 
destinées. Leur tâche est ingrate et leur responsabilité lourde 
dans les conjonctures politique et nationale actuelles. Donnons 
leur notre soutien par tous les petits et grands moyens dont 
nous disposons. 


GERALD MOREAU 
Président général 


$SG00.00, d’une machine “Gestetner” et 
de deux clavigraphes pour l'usage du 
cercle de Victoria dans la publication 
de leur organe mensuel, L'ECHO. Cet 
équipement demeurera ln propriété de 
la fédération et nous espérons que Ja 
demande d'un octroi du Ministère des 
Affaires culturelles sera favorisée; ce 
qui dégrèverait le hudget de la Fédé- 
ration. 

8 —- La fête nationale de la St-Jean- 
Baptiste sera célébrée à Victoria, Port 
Alberni, ainsi qu’à Maïillardville pour 
Vancouver et les environs. À Maillard- 
ville, un pique-nique champêtre ainsi 
que des concours sportifs sont organisés 
pour le 27 juin. 

9 — Les arrangements sont terminés 
en vue du voyage projeté à Prince 
George et au site du barrage de la Peace 
River, On espère avoir suffisamment 
de candidats pour entreprendre le vo- 
vage. 

10 — 11 est décidé que les assem- 
blées qui se tiendront au cours de l'été 
se feront par convocation spéciale, 

11 -- Roméo Paquette est élu com- 
me représentant de la Colombie au 


Conseil d'Administration de l'A.C.E.- 
L.F. 
12 — Les délégués de la Fédération 


CF. de la C.B., à l'assemblée de la 
Fédération Canadienne Française de 
l'Ouest seront: Messieurs R. Paquette, 
A. Piolat et F. Bouvier. 

13 — Il est décidé de commander 
100 exemplaires des Agendas patrio- 
tiques publiés par un comité formé par 
le Conseil de la Vie Française, dans le 
but de venir en aide aux minorités. 

14 — Le comité des candidatures, en 
vue du congrès général, sera formé des 
personnes suivantes: Messieurs Fran- 
çois Coulombe, Réal Topping et Léo 
Comeau. 


La prochaine assemblée régulière de 
l'exécutif sera tenue le 12 septembre. 


rares jours de congé, elles sont tenues 
à la sainte messe et communion, à la 
méditation, au chapelet, aux examens: 
choses intouchables en communauté. 
Et ainsi s’écoulent les mois de juillet 
et d'août, Et en septembre nos Religi- 
euses se disent entr’elles: “Comme les 
vacances ont passé vite cette année”. 
Ceci me rappelle un fait dans la vie 
du saint curé d’Ars, Jean-Marie Vian- 
ney. On lui reprochait de passer de 
Jongues heures au confessionnal, 10 
heures et plus bien souvent. Et le bon 
curé de répondre: “Oh, j'aurai bien le 
temps de me reposer en paradis.” Est- 
ce que nos religieuses ne cherchent pas 
à copier cet austère programme? Je 
n'oserai pas dire: ‘Imitons-les”. Mais 
remercions la Providence d’avoir pla- 
cé dans nos paroisses ces témoins vi- 
vants de l'Evangile. 
Les petits chanteurs de Montréal. 


Le 18 juillet ils nous arrivaient du 
Québec sous l'égide des Frères Hame- 
lin et Fortier. À Maillardville comme à 
Vancouver, il y eut assistance nombreu- 
se. Des familles bénévoles offrirent gra- 
tuitement logement et nourriture aux 
enfants de cette chorale. 

Ces jeunes chanteurs se sout acquis 
une renommée continentale. 1] faut les 
remercier et les féliciter de la parfaite 
exécution de leurs chants. Les longs 
applaudissements qu'ils reçurent sont 
la preuve de la satisfaction et de l’ad- 
miration des auditeurs. 

À Port Alberni, on leur fit également 
une cordiale réception. Décidément 
notre mélodieuse langue française atti- 
re l'attention et l'admiration de nos 
anglo-compatriotes du Pacifique à l’At- 
lantique. 

Le centre de loisirs à Maillardville. 


Ïl se construira certainement. La 
souscription progresse: Déjà $25,000.- 
00 sont en caisse, Le dessin panorami- 
que est exposé à la Caisse Populaire de 
Notre-Dame de Lourdes. Ce centre veut 
être une oeuvre populaire. Situé à peu 
près aux confins des deux paroisses, il 
attirera tous les amateurs de jeux, de 
joueurs de cartes, de jeunes et de vieux. 
Bien entendu la gente féminine y au- 
ra sa place. Garçons et filles s’y ren- 
contreront et noueront des amitiés qui 
auront d’heureuses conséquences. 

L.G. 5.5.5. 


C2 + 


Terre-Neuve émettra 
des plaques 
fluorescentes 


Terre-Neuve deviendra, en 1966, la 
première province canadienne, à é- 
mettre des plaques matricules d’au- 
tomobiles fluorescentes, C'est ce qu'an- 
nonce le Conseil canadien de la sécu- 
rité routière. 


En plus d’aider à la sécurité, ces 
nouvelles plaques sont d’un apport 
considérable dans l'exercice de Ia jus- 
tice, en faisant mieux voir le soir Îles 
numéros matricules. 


On peut voir ces plaques le soir, à 
plus de 1500 pieds. À son dernier con- 
grès, le CCSR avait fortement recom- 
mandé l'adoption de ces plaques. Des 
études statistiques ont démontré que 
les plaques fluorescentes ont aidé à ré- 
duire le nombre d’accidents nocturnes 
dans une proportion de 58 p. cent. 


En 1966, 96 états américains adop- 
teront ces nouvelles plaques. Au Cana- 
da, plusieurs provinces songent à faire 
de même. 


Visite à nos archives provinciales 


.. Je ne sache pas que des études approfondies aient été entre- 
prises sur l'histoire des Canadiens français en Colombie Britannique. 
Pourtant un court séjour à la bibliothèque du parlement, à Victoria, 
m'a révélé qu'il y aurait des renseignements précieux à exhumer 
des vastes collections de journaux qui + sont soigneusement conser- 
vées. 

Outre les périodiques à grand format, on pourrait y consulter 
aussi une foule de revues locales et étrangères, des livres antiques 
qui apparaissent rarement dans nos bibliothèques régionales. 

Ecrire l’histoire du passé exige des recherches prolongées. La 
“presse” surtout projette des éclaireissements précieux sur Ja trame 
des événements, 
| Ainsi dans un des numéros du journal: “THE CARIBOO 
SENTINEL? de 1865, on y trouve les annonces suivantes de maisons 
de ecommerce tenues par des Canadiens français de Quesnel : 

PERRODIN : magasin de gros et détail 
GUICHON : provisions 
LEVENUE: grains et foins 

On y raconte anssi la mésaventure d'un M. Amie GUILLE- 
PEAU, dont un criminel du nom de William Iillvard, avait essayé 
d'incendier la maison, etc. | 

Ft que dire des grands ouvrages comme: “THE PUBLICA- 
TIONS OF THE HÜDSON'S BAY RECORD SOCIETY”, en trois 
vohimes, de 1670 à 1870? 

LES COUREURS DE BOIS DU QUEBEC 

Un fait est certain: nos Canadiens français de F'Est ont par- 
couru en wrand nombre tout je continent américain. La soif des 
espaces, la hantise de Finconnu les dévoraient, En un sens ce fut 
une calamité pour la jeune colonie dn Saint-Laurent. 

Fasciné par la course aux fourrures et F'appât de gains faciles, 
l'habitant du Québec abandonnait ses terres. | 

Mer Albert Tessier, dans le premier volume de son Iistoire 
du Canada, p.148, faisait la triste constatation suivante: “Vers 1690, 
on estime que Je quart de la population vivait dispersée dans Ia 
forèt”, 

Quand Alexandre Mackenzie et Simon Fraser organiserent 
leurs fabuleuses expéditions vers le Pacifique, ils trouvèrent en quan- 
tité de ces Canadiens errants pour les accompagner, Bien souvent 
c'était des hommes endureis aux lointaines randonnées, habiles en- 
notiers, infatigables sur la raquette et gardant toujours un inahté- 
rable entrain. 

Vers le milieu du siècle dernier, pour devaneer les Anglais en 
Californie, les Américains des vôtes de l'Atlantique lancèrent leurs 
célèbres et longues caravanes vers le Pacifique. Nombreux étaient 
nos Canadiens qui accompagnaient ou guidaient ces convois, Leur 
conduite n'était pas toujours exemplaire et l'on dit que leurs jurons 
étaient aussi longs que leurs fonets”. 

L'on vient de publier, dans le Minnesota un très intéresant ou- 
vrage intitulé: “RAMSEY COUNTY HISTORY”. On v ravonte 
l'histoire d'une municipalité de la ville St-Paul, appelée “LITTLE 
CANADA”, où habitaient quelques centaines de Canadiens français 
portant les noms de: Gervais, Nadeau, Ducharme, Angé, Garceau, 
ete, Jusqu'en 1922, le curé de la paroisse St-Jean-Baptiste v préchait 
encore en francais. 

Toutes ces bribes d'histoire sont des témoins non équivoques du 
très grand nombre de Canadiens qui ont quitté leur patrie quéhécoi- 
se pour les pays “d'en haut”, comme on disait dans ce temps-là. 

Gn vaste champ est donc ouvert à nos chercheurs et écrivains. 
SOCIETE HISTORIQUE DE LA COLOMBIE ? ? 

Pour dépister les traces de nos Canadiens depuis le Québec 
jusqu'en Colombie, i} y a donc un travail intéressant voire mêmeé 
alléchant à entreprendre, 

D'autant plus que nombre de ces voyageurs étaient souvent ap- 
parentés à nos ancêtres dont ils portaient les noms: et nous avons 
eu une patrie commune, 

Aujourd'hui nous dévorons les espaces, mais ces trajectoires 
continentales, is les ont travées de leurs pas et souvent rouvies de 
lenrs sang. : 

Alors pourquoi ne pas jeter les bases d'une SOCIETE HIS 
TORIQUE FRANCAISE dans notre provinée? Pourquoi ne pas la 
preposer à notre prochain congrès de l'automne? C'est un voeux que 
nous émettons. 

Chaque famille serait appelée à éerire sa petite histoire. Ces 
douumentations seraient ensuite résumées dans un sorte de diction- 
naire biographique de nos familles colombiennes. Un pareil ouvrage 
serait certes bienvenu non seulement dans les foyers de notre pro- 
vince, mais par tout le Canada, surtout au pays des ancêtres. 

Toute étude historique est captivante, plus encore celle qui 
éveille en nous la vie de ces personnages dont les incroyables aven- 
tures nous touchent de si près. 

Nous sommes dispersés dans nos montagnes, Un grand nombre 
des nôtres, presqu'irrésistiblement, se sont Taissés absorber dans l'ame 
biance anglaise, [1 faut nous hâter de nous mettre à leur recherche. 
Une société historique, aveu ses publications de toutes sortes, serait 
d'une souveraine efficacité pour pénétrer dans ces fovers où la 
flamme francaise vacille dangereusement. | 
Lorenzo Gélinas, ss. 


—— * 


Nouveaux horizons de l'A.C.E.LF. 


Le congrès annuel de l'Association 
Canadienne des Educateurs de Langue. 
Française, qui s'est tenu à Halifax, du 
10 au 20 août, vient de donner des di- 


+ 


centration accélérée sur l'état du Qué- 
bec comme l'unique patrie des Cana- 
diens-frunçais, loin de s'être manifes- 
tée au cours de ce congrès, s'est avé- 


mensions nouvelles au Canada fran-  rée dépassée. 11 a même été impossi- 
çais. ble, en dépit de certaines tentatives, 


Le thème du XVIIe congrès “Sens 
international et solidarité humaine”, en 
plus de la refonte des règlements, ont 
fait passer l’A.C.E.L.F. du stade qui 
réflétait le caractère timide des ins- 
titutions canadiennes françaises aux di- 
mensions internationales  qu’assume 


de ramener 1 discussion sur la solution 
des problèmes posés par la dualité 
canadienne comme préalable d’une 
juste conception de la “solidarité hu- 
maine”. 

Assisterions-nous à une sorte d’eu- 
phorie résultant de la rapide évolu- 


présentement le Canada français. 

L’impression la plus tenace que j'ai 
tirée de ces assises est celle d'avoir 
constaté une nouvelle étape significa- 
tive dans l’évolution de la “révolution 
tranquille”. 

Les réflexes défensifs encore évidents 
dans les récents congrès se sont trans- 
formés en une virtuosité qui a dépassé 
le souci d'adaptation aux circonstan- 
ces changeantes. Les problèmes na- 
tionaux qui opposaient une concep- 
tion à l'échelle canadienne des buts de 
Y'A.C.E.L.F, aux intérêts prioritaires 
du Québec ont pris l'arrière-plan. C’est 
comme si on avait voulu étendre un 
miroir aux dimensions du monde dans 
lequel la réflection de nos problèmes 
nationaux leur suggérerait une solu- 
tion naturelle, 

On peut affirmer que l'AC.E.L.F. 
s’est synchronisée avec le dynamisme 
sûr de soi qui cherche moins à se faire 
reconnaître qu'à s'affirmer. Qui aurait 
prévu, il y a à peine 3 ou 4 ans, l'in- 
vitation maintenant lancée aux dix 
ministères de l'éducation de devenir 
membres accrédités, avec siège au 
Conseil d'Administration, d’une associa- 
tion dont les buts sont la promotion 
des éducateurs de langue française? 

La tendance que nous, des minorités 
de langue française, déplorions de plus 
en plus, et qui semblait être une con- 


tion des structures tant économiques 
que sociales des dernières années? Les 
nouveaux horizons intemationaux du 
Québec auraient-ils réduit ceux du Ca- 
nada français d’un océan à l’autre à 
la dimension de chose acquise par sur- 
croit? | 

J'ai l'impression que, loin de nous 
en inquiéter, nous y trouverons le ca- 
ractère de force et d'influence qui re- 
feront l’image faussée qui s’est faite du 
Canada dans les provinces anglaises 
et qui contribueront à la victoire de 
la dualité canadienne à partir de l'af- 
firmation plutôt que de revendications. 

Roméo Paquette 


+ 0 


Vers la béatification 
du vénérable 
Lamennais 


Cité du Vatican — Une congrégation 
vaticane s’est déclarée favorable à la 
proclamation de l’héroïcité des vertus 
du vénérable de Lamennais, a-t-on con- 
firmé récemment. L'abbé Jean-Marie 
de Lamennais, qui à vécu au siècle der- 
nier, est le fondateur de la communau- 
té des Frères de l’instruction chrétien- 
ne ainsi que des Filles de la Providen- 
.ce. Né à Saint-Malo en 1780, il est mort 
à Ploermel à l’âge de 80 ans. 


DÉSSN 


page Ê 


bref recul 
dans l’histoire 


SINN NS 
On lisait dans La Survivance 


I y a 30 ans... 
Edition du 4 septembre 1935 


La reine Astrid de Belgique est décédée à la suite 
d'un accident d'automobile. Elle voyageait en compagnie 
de son époux qui avait pris le volant quelques minutes au- 
paravant. 

* Le + 

William Aberbart forme son nouveau cabinet. Aucun 
élu d’Edmonton n’en fera partie. Comme Secrétaire provin- 
cial, il a choisi un de ses disciples, M. E.C. Manning. Le 
déficit provincial auquel il fait face pour l’année 1934-35 
se monte à $2 millions. 

* + # 

Une annonce du bijoutier Ferd Nadon: Spécial pour 
la moisson: nettoyage de montres ordinaires: $1.25: pour 
montres-bracelet : $1.50. Verre de montre, 25e; incassable : 
35€. 


I y a 20 ans... 
Edition du 5 septembre 1945 


À la suite d’un congrès réunissant des délégués de tous 
les groupements français de Colombie, on procède à la fon- 
dation de la Fédération Canadienne Française de la Co- 
Jambie, C’est M. Arthur Chéramy qui, le premier, en assume 
la présidence. 

x + + 
Première distribution des allocations familiales à tra- 


vers le pays. Tallocation mensuelle est de #1418 par fa- 
mille, 
+ x #* 


À a suite de la nomination de Lord Alexander comme 
gouverneur-général du Canada, un rapport Gallup indique 
que la majorité de la population aurait souhaité que ect 
honneur soit décerné à 0 Canadien. En effet, 42 p.e. sont en 
faveur d'un Canadien, 27 pe. sont indifférents et 20 pe. 
souhaitent l'abolition de la fonction! 


Il y a 10 ans... 
Edition du 31 août 1955 


L'Université d’Alberta reconnaît le nouveau cours 
du collège Saint-Tean. La classe de Belles-Lettres équivaut 
\ l'immatriculation senior et la rhétorique à la première 


idee des Arts. 
Lu Le # 


La Survivance souhaite la bienvenue en terre alber- 
taine au nouveau curé de la paroisse de St-Edouard, M. 
Fabbé Charles-Henri Bérubé. 


* # 


Le pique-nique de Bonny ville a été couronné de suc- 
cès malgré un fort vent sur le lac qui a obligé les organi- 
sateurs à modifier considérablement le programme qu’ils 
avaient établi. Lies deux délégués officiels de l'A.C.F.A. 
MM. Jean-Marie Fontaine et Lionel Tellier ont été accueil- 


NN NS SSSR SNS SSSR NS 


SSSR ERASIIIN 


lis chaleureusement. 


+ 


On fume de plus en plus 
la cigarette au Canada 


Ottawa (PC) -- On fume de plus en 
plus la cigarette au Canada, tandis que 
le nombre des adeptes du cigares sem- 
ble demeurer le même, ainsi que le dé- 
montrent les récentes ventes de tim- 
bres indiquant un prélèvement de l’im- 
pôt indirect. 

Le Bureau fédéral de la statistique a 
dévoilé que 4,176.926.280 tinbres in- 
diquant que la taxe de vente a 6té pré 
levée sur les paqnets de cigarettes. Le 
nombre de ces timbres vendus en juin 
1964 ctait de quatre pour cent infé- 
ricur en total de cette année, 

La vente des cigares a par contre peu 
varié: 43.775.131 en juin 1965, com- 


parativement à 43,736,675 timbres ven- 
dus en 1964 durant Je mois correspon- 
dant. 

Ces Embres n'indiquent pas le nom- 


bre de cigarettes vendues au cours d’un 
mois, mais ils laissent prévoir la quanti- 
té qui sera vendue durant les quelques 
semaines à venir car les fabriquants 
doivent se procurer les timbres avant 
de sortir leurs produits des entrepôts 
ct, en général, ils achètent rarement 
ces timbres bien à l'avance. 


+ L 


Fluoration à 


New York 


La ville de New York est devenue la 
dernière en date dans une liste gran- 
dissante de métropoles américaines qui 
se préparent à mettre en vigueur la 
fluoration. Neuf aqueduces doivent se 
mettre à fluorer dans la métropole d'ici 


le 7 septembre, 1965. 


Fête des C. de C. 


(Suite de li page 1) 

a souligné J'apport très important que 
le Concile Vatican II a apporté au 
monde pour aider à la solution des nom- 
breux problèmes internationaux aux- 
quels nous faisons face. Les discussions 
qui y ont cours, a-t-il dit, ct les ré- 
sultats et décisions qui sont prises af- 
fectent bien souvent tout autant les 
affaires spirituelles et temporelles de 
Yhumanité. 

M. Dale Miller 

Venu de Grande Prairie pour assis- 
ter à cette fête, M. Miller s’est fait le 
porte-parole de tous les Chevaliers al- 
bertains pour rendre hommage à Mgr 
Jordan, l’assurer des prières de la 
Chevalcrie et lui souhaiter bon voyage. 
Mgr Ketchen 

Le curé de l’Immaculée-Conception 
a rappelé l'intérêt soutenu qu'a tou- 
jours eu Mgr Jordan pour le travail et 
les oeuvres des Chevaliers de Colomb, 
plus particulièrement pour le Conseil 
La Vérendrye, “Nous en avons encore 
la preuve ce soir”, dit-il, “par la présen- 
ce, de Mgr qui, en dépit de ses nom- 
breuses occupations et la préparation 
de son prochain départ pour Rome, a 
bien voulu se joindre à nous”. 

RP. Chevrier, o.mii. 

C'est à l’aumônier du Conseil La- 
Vérendrye que revint l'honneur de 
remercier Mgr Jordan. “Nous sommes 
profondément reconnaisants à notre é- 
vêque de s'être dérangé pour nous” 
déclara-t-il. “Excellence, soyez assuré 
que votre message a touché nos coeurs 
et qu’il sera bien accucilli par tous” 
a-t-il déclaré en terminant. 

M. le juge Déchène 

Le juge Déchène, de façon fort hu- 
moristique, remercia les épouses de 
Jeur présence au banquet et de leur 
participation à la vie des Chevaliers. 
Faisant remarquer que Ja devise des 


LA SURVIVANCE 


financer? 


simple: 


votre agent. 


Vous voulez aider l’A.C.F.A. 


Voici Un moyen excessivement facile et 


® Vous êtes un simple 
particulier . .. 


Exigez que votre agent d'assurances 
local confie toutes vos assurances (sauf 
la vie et la grêle) à la Sécurité, Comps- 
gnie d’Assurances Générales du Cana- 
da, (en anglais: General Security In- 
surance Company of Canada). 


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d’Assurances . .. 


Confiez le plus grand nombre possible 
des contrats d'assurance de vos clients 
à la Sécurité, par l'entremise de 
Smeltzer-Insurance Limited, 10026-102 
rue, Edmonton, Téléphone: 422-5166. 


N'oubliez pas: 


même protection, même prix, même commission pour 


Chevaliers de Colomb est “Unité, frater- 
nité, charité”, il souligna l’importante 
contribution que les épouses et mères 
de famille apportent dans la réalisa- 
tion de cette devise, au foyer d’abord 
avec les amis et dans la société ensuite. 


En terminant, nous réitérons nos fé- 
licitations aux organisateurs de cette 
fête qui ont prouvé, une fois de plus, 
que les Canadiens français sont capables 
de bien faire les choses lorsqu'ils s’en 
donnent ja peine. 


Attention ... 


Dans le domaine des victimes des 
accidents à domicile, en Alberta et à 
Terre-Neuve, ce sont les incendies et 
les explosions qui ont compté le plus 
grand nombre de victimes; dans les 
autres provinces, excepté le Manitoba, 
ce sont les chutes, Au Manitoba, les 
deux facteurs mentionnés ont entraîné 
la mort d’un nombre égal de victimes, 


soit 39 chacun. 


er 


Fête du travail 


La plus néfaste 


Parmi les sept congés principaux 
d'envergure nationale, au Canada, la 
fin de semaine de la Fête du Travail 
est de beaucoup la plus néfaste en ce 
qui concerne les mortalités de circula- 
Hon, rapporte le Conseil canadien de la 
sécurité routière. Au fait, ajoute le 
CCSR, le travailleur qu'on est censé 
célébré en ce jour, se voit surplanté par 
les victimes de la route que l'esprit 
public en est venu à associer à la fê- 
te. 

La moyenne canadienne des mor- 
talités de la route, pour la fin de se- 
maine de la Fête du Travail, est de 
61 victimes. Les autres congés com- 
portent une moyenne inférieure, dont 
25 pour le Jour de l'An (moyenne la 
plus basse); 35 à Pâques; 42 pour la 
Fête de la Reïne; 45 pour la Fête du 

Canada; 50 à Noël; et 52 le Jour d’Ac- 
tion de Grâce. 

Selon le CCSR, les causes principales 
sont: le besoin qu’éprouve le conduc- 
teur de dominer, de faire de la vitesse, 
sa réticence à céder à un autre, sur la 
route, son manque d'application en ce 
qui concerne Ja bonne technique du 
volant et l'usage des dispositifs qui 
sont à sa portée et qui ont été conçus 
justement pour J’aider à éviter les més- 
aventures; et enfin, son manque d'at- 
tention aux simples messages des pan- 
neaux de signalisation qui l’avertissent 
des dangers imminents. 


FERD NADON 
BUOUTIER 
REPARATION DE MONTRES 
ÉT BUOUX 


en face de la “Bay” 
10115 - 102ème rue Edmonton 


No 42 


CALENDRIER 
COURTOISIE DE 


OYEZ ! OYEZ! 


= 

25 septembre 
de 2 à 5 p.m. et de 7 à 9 p.m. 
Thé-bazar, organisé sous les 
auspices des Dames catholi- 
ques d’Edmonton, au mo- 
nastère des Socurs du P:6- 
sieux-Sang, 11015-100e ave. 

+ Se 

6 septembre 

à 8 h pm. 
Heure sainte mensuelle de 
la société Mater Christi au 
séminaire Saint-Joseph. Un 
autobus partira du Union 
Bus 1 à 7 h pm. 


5 10007 - 109 RÜ x 
‘EDMONTON 
TELEPHONE. 422: 2222 


Le Régime de Pensions du Canada 
et ses avantages 


Voici ce que le Régime de pensions 


du Canada apportera aux personnes qui, 


comme Thor Andersen, cultivateur, 
travaillent à leur propre compte et 
dont Ile revenu annuel est de $4,000. 


M. et Mme Andersen sont tous 


Servez-vous de cette formule 
pour envoyer votre abonnement. 


deux âgés de 4$ ans et n’ont 
pas d’enfant. Si Thor continue à 
gagner $4,000 par année jusqu’à 
l'âge de 65 ans, il peut espérer 
recevoir $83.33 par mois 


Si Thor devient invalide après 
1970, et qu’il ait payé ses cotisations 
jusque là, il obtiendra une 

pension d'invalidité de 587.50 

par mois, laquelle lui sera versée 


la vieillesse. À la mort de son mari, 
Mme Andersen toucherait une 
prestation de décès de 5500. 


Toutes les prestations du Régime 


Le Régime de pensions du 
Canada ne s’applique pas dans la 
province de Québec qui possède 
un régime semblable, lequel sera 
coordonné avec le Régime de 


Je n'ai pas le temps de courir les rues... 


Tout en étant des plus efficaces, ce moyen est très rapide et vous épargne 


Envoyez votre abonnement par la poste. Quelle que soit la 


distance qui vous sépare de La Survivance elle n’est pas plus longue que 


celle qui vous sépare de la plus proche boîte aux lettres. 


du Régime. À ce moment, 
M. et Mme Andersen 
recevront aussi leurs pensions de 


de la vieillesse. 


jusqu’à l’âge de 65 ans, alors qu’il 
touchera sa pension de retraite 
et sa pension de la Sécurité 


garderont leur valeur. Les 
montants en seront probablement 
plus élevés que ceux que nous 
donnons ici, car les prestations 


% 


pensions du Canada, 


Adresse 


Ci-inclus veuillez trouver la somme de 8... nn renenssse 


| 
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de votre abonnement par la poste. 


Merci à l'avance | 


Nom de l'abonné ï : 


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pour abonnement pendant ss AD 


Prix de l’abonnement: Canada, $3.50; étranger, $4.50 


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alors je me servirai de la poste! 
Servez-vous de la formule ci-dessous, et envoyez-nous le prix 


Sécurité de la vieillesse, $75 par 
mois chacun, soit un total de 
3233.33 par mois, ce qui 
équivaut à 70 pour cent de la 
moyenne de ce qu'il gagnait, 


CP-25CF+ 


Enfin, si Thor meurt après 1967, 
ayant payé ses cotisations 

jusqu’à son décès, Mme Andersen 
touchera une pension de veuve 
de 556.25 par mois jusqu’à 

ce qu’elle ait 65 ans. À partir de 
cet âge, elle recevra 5125 par 
mois, soit $50 du Régime de . 
pensions et $75 de la Sécurité de 


seront ajustées à mesure, selon les 
changements du coût de la 

vie et de la moyenne des niveaux 
de salaires, et selon le coût de 

la vie, une fois qu’elles seront 
payables. 


Que vous coûtera le Régime? 


Si, comme Thor, travaillant à 
votre compte, vous avez un revenu 
moyen de $4,000 par an, vous 
paierez 5122.40 par année, 

en versements de la même façon 
que vous payez l'impôt sur le 
revenu. 


Publiée par autorité du ministre 
de la Santé nationale et du 
Bien-être social, Canada, 
l'honorable Judy LaMarsh.